30 août 2009

ITW Art Brewer

On termine par le meilleur, toujours sur le site du Surfer's Journal, le célèbre Art Brewer. Les photos qui défilent me rappellent mes anciennes lectures de magazines, des images superbes que l'on oubli pas. Je trouve pour ma part qu'une image a tendance à rester gravée dans la mémoire, ce qui n'est pas le cas d'une séquence vidéo. L'un des avantages de l'image fixe (appelez le coup d'oeil, instant décisif) sur la séquence...

29 août 2009

ITW Warren Bolster

Toujours sur le site du Surfer's Journal, Warren Bolster, avec ses cameraboards.

28 août 2009

ITW Tom Servais

Après l'interview de Jeff Flindt il y a quelques mois, je viens de tomber sur des videos publiées sur le site de Surfer's Journal, on commence par Tom Servais. Court mais joli.

27 août 2009

Petites reflexions du jour

- 700 stagiaires dans une école de surf en un été. 700 pour une seule école de surf, en Bretagne, et pas la plus grosse. Ca fait potentiellement 700 nouveaux surfers de plus. Dire que certains ralent sur les photographes, coupables de dévoiler les spots, certains de ces râleurs sont même des profs de surf. A une époque, les surfers trouvaient illusoire de vouloir vivre de leur passion. Après quelques bonnes années, c'est plus ou moins mal parti pour les photographes de surf, il n'y a qu'à voir le tarif des piges, le nombre de magazines et le comparer au nombre de photographes ... Pour gagner ses ronds dans le surf, il reste donc prof de surf, y parait que les salaires sont pas si mauvais, et hors saison, si la saison est assez longue, vous pourrez partir vous les friser sous les cocotiers au frais du contribuable et pourquoi pas faire des photos de vos secret spots.

- Un deuxième pote rentre d'une coupe du monde de windsurf en Turquie. Au retour, la compagnie d'aviation a tout simplement refusé d'embarquer son matériel sans lui proposer de solutions annexes. Il a dû laisser tout son merdier dans une consigne à Istanbul et prendre son vol. Heureusement que ça existe les consigne là bas, essayer donc le même truc à CDG. Plus de 15 jours que cela dure. Grâce à un rider local, il devrait recevoir son matos en fin de semaine prochaine si les douaniers ne font pas trop de zèle : colis exporté de Turquie, hors CE, et importé en Espagne, ça sent les taxes ! Le windsurf, ça prend de la place et c'est lourd dans un avion mais les compagnies qui refusent les surfs, ça existe aussi. Tentez British Airways avec votre boardbag, juste pour voir...

- Je pars à Dubai dans une semaine, ça tombe en plein milieu du ramadan. 45°C à l'ombre et pas le droit de manger ni de boire durant la journée sous peine d'une forte amende. Si vous avez des tricks, je suis prenneur. Heureusement, j'ai entendu dire qu'il y avait une bonne piscine à vague dans les environs à moins qu'il ne s'agisse d'un Flowrider...

Légende photo : un photographe inconnu sur le bord de l'eau aux Bourdaines durant une étape du CT féminin l'an dernier. Il avait une bonne touche et un accent à couper au couteau, ça m'a fait marrer (se marrer, ça ne veut pas dire se moquer) !

27 juillet 2009

Attention aux rouleaux !

C'est la première fois que je vois un article du genre dans un journal national : "Alerte aux grosses vagues sur la côte" dans le Libé d'aujourd'hui.
J'ai été voir les sites de prévisions, rien d'incroyable n'est annoncé, un peu de taille, période moyenne (2,5m à 11s dans le meilleur des cas, voir ici), ça risque de tarter sur les bancs de sable mais ce ne sont pas des conditions exceptionnelles. D'après Surf Report, cité dans l'article, "une houle assez importante arrive sur nos côtes dans la journée. Elle produit une mer agitée avec pas mal de courants qui tirent les baigneurs ou les surfeurs non confirmés vers le large". "une mer d’hiver en été", une bonne houle , des tops conditions pour le surfing, les bons surfers et bien entendu la photo de surfing. Essayez d'en choper quelques bonnes pour moi, j'ai encore du travail loin de l'eau pour quelques jours.

05 juillet 2009

Les barèmes de l'UPC 2009 accessibles

Combien vendre ses photos - les baremes UPC 2009 - Blog watershot Kristen Pelou
Plus besoin d'être membre de l'Union des Photographes Créateurs pour avoir accès aux fameux barèmes de droits d'auteurs pour les oeuvres de commande ou préexistantes. Il suffit maintenant de le télécharger ici pour connaître les tarifs conseillés par l'UPC pour vendre vos images.
Ces barèmes sont réputés être très élevés, voir inapplicables, c'est de toute façon ce que vous répliquera l'acheteur, cela dépend aussi du secteur dans lequel vous travaillez. Mais sachez toutefois que les tarifs présentés dans ce document ne sont pas tombés du ciel, un beau jour. Ils sont revus, corrigés, de façon régulière, les appliquer, ou du moins, en tenir compte, permettrait peut-être de rendre un peu plus pérenne l'activité de photographe auteur. Etant donné, l'état du marché, tout cela arrive sans doute trop tard mais un peu d'optimisme n'a jamais fait de mal. Peut être l'époque du chacun pour soi tire t'elle à sa fin. Vous pouvez aussi jeter un oeil à ce petit article que j'avais fait il y a quelques temps sur le cost of doing business. Moi, avant d'avoir ces barèmes, je m'étais créé un compte sur Getty et je me servais de leur calculateur de prix pour fixer les miens, simple et efficace, comme j'aime.

03 juillet 2009

Un WE sur l'eau

photo de catamaran de sport, Raid Emeraude 2009, photo ©Kristen Pelou
Avant de partir en Russie, j'ai passé un petit WE sur l'eau. Je fais du bateau depuis mon enfance, en Bretagne, vous trouverez d'ailleurs certainement plus de mecs qui savent naviguer et tirer sur des bouts que des mecs sachant surfer. Chaque année, je fais donc les photos du Raid Emeraude. Dans le jargon, on appelle ça une "régate saucisson", une régate de quartier, un truc pour le fun. Chaque édition de l'événement rassemble une petite centaine de bateaux sur un parcours mouillé entre le Cap Fréhel, Dinard, St Malo et la Pointe du Groin vers Cancale. Pour shooter, j'utilise depuis 2 ans un 100-400 L pour la majorité des images, histoire de lui faire prendre l'air, c'est pratiquement sa seule occasion de sortir de la valise, le pauvre !.. L'idéal ensuite est d'avoir un bon semi-rigide type zodiac et surtout un bon pilote.
Cette année, tous ces éléments étaient réunis. Tous ? non, en fait, le bateau était bon, le pilote aussi mais un bricoleur du dimanche (saoul ?) avait remonté la direction à l'envers après l'hiver. Vous voyez le tableau, tu tournes le volant à droite, le bateau tourne à gauche. C'est marrant au début, fatiguant quand on doit négocier la houle et le clapot, ça devient plus dangereux lorsque l'on se retrouve au milieu de la flotte lancée sous spi. Dans ces cas là, les réflexes reprennent le dessus ce qui nous a obligé à nous éloigner de l'action avant de se faire couper en deux par une étrave ou de se prendre un tangon de spi entre les deux yeux. Un bon paquet de photos nous sont passées sous le nez malgré mon téléobjectif. D'ailleurs, à ce propos, pas mal de personnes pensent qu'avoir le gros télé fait toute la différence. En fait, la clé en photo de bateau (comme ailleurs), c'est de savoir où se placer pour obtenir la photo voulue. Tu n'attends pas que le bateau se pointe vers toi en le regardant dans le zoom. Non, il faut savoir où le bateau va aller et se positionner en conséquence selon l'optique vissée sur le boîtier et surtout le but recherché. Et c'est pas parce que l'on a un gros télé qu'il faut nécessairement être loin.

Moi ce que j'aime c'est la photo au petit télé, je fuis les embarcations trop lourdes et peu maniables type vedettes avec sundeck pour la pêche au gros, trop d'inertie, de roulis, sans parler des odeurs de gasoil sur le pont arrière. J'aime le zodiac, petit, léger, maniable (humide). A noter aussi depuis quelques années (depuis le 600 f4 IS ?), beaucoup de gars shootent au 600 f4 à main levé. J'ai vu certains photographes pas plus épais qu'une allumette se servir du monstre toute la journée à bout de bras et ramener de bonnes images. J'ai donc essayé de trimballer l'engin sur une régate. Je suis tellement habitué à l'utiliser avec un trépied que ça a été l'enfer. J'ai vite repris le 70-200 mais l'expérience mérite d'être renouvelée, ça ouvre d'autres angles. Faudrait que je m'entraîne un peu sur terre ! Aller, je file faire une série de pompes sur un bras (le gauche, c'est celui qui tient l'objectif) et à plus tard.

PS : surf, voile, catamaran, le Hobie de "Hobie Cat" ça vous rappelle pas le surnom d'un obscur surfer/shaper du sud californien des années 50, un certain Hobart "Hobie" Alter ?
photo de catamaran de sport, Raid Emeraude 2009, photo ©Kristen Pelou

29 juin 2009

Bons baisers de Russie

piscine du Hyatt Regency à Ekaterinbourg, russie - Pool at the Hyatt Regency in Ekaterinburg, Russia, Photo ©Kristen Pelou
C'est marrant de voyager, de voir du pays mais tout seul, même à la pistoche classe d'un hôtel, on peut se faire chier !.. Qui l'eût cru ! Pour mon deuxième mini périple dans le pays le plus grand du monde, je suis allé dans une ville de l'Oural dénommée Ekaterinbourg (le bourg de Catherine, la femme du tsar Pierre le Grand, on a bien un Bourg la Reine en France alors !). C'est une ville située à l'est des monts Oural qui a été fermée au tourisme jusque dans les années 1990 en raison des industries de pointe installées là par Staline car hors de portée de l'aviation Allemande pendant la seconde guerre mondiale. Je ne parle pas un mot de Russe mais je tâche de faire des efforts (j'en suis à "merci" et "bonjour"). Je ne suis donc pas resté bien longtemps à la piscine (chiant), j'ai été voir ce qui se tramait dans le bourg et c'était drôlement intéressant de voir à quoi ressemblent des vrais Russes : ils boivent de la bière dans la rue, on se serait crû à Brest, les filles sont plutôt minces et font attention à leur look, les mecs typés slaves ont des cheveux comme des baguettes, la mode est au court devant long derrière, un peu comme au pays basque. J'ai rarement vu autant de BMX et de Porche Cayenne. Intéressant quoi !..

23 juin 2009

Mon G10

Photo Canon G10 - photo ©Kristen Pelou
En début d'année, je me suis acheté un petit G10. Un compact de chez Canon que je trouvais un peu laid au début (trop anguleux) mais auquel je me suis habitué.
Je cherchais un petit appareil photo que je pourrais trimballer partout où je vais, qui sortirait de bonnes images, tiendrait dans la pocket et me permettrait, pourquoi pas, de faire une publi de temps en temps. J'ai fait un peu le tour de ce qui existait et j'en suis arrivé au G10. Le fait que ce soit un Canon et que je n'ai pas besoin de charger de logiciel d'autres fabriquants a sans doute joué mais pas seulement : il a un zoom stabilisé équivalent à un 24-105mm avec une ouverture glissante de 2.8 à 4.5, une bonne optique, un bel écran, l'option RAW, une bonne ergonomie, je vous laisse consulter le reste des détails de la fiche technique moi, ceux là me suffisent.
Sur le terrain, coté qualité photo, c'est pas mal du tout même si comparé à mes autres boîtiers, je trouve la profondeur de champ énorme même à 2.8 et délicate à gérer (le capteur est tellement mini), le grain à partir de 400 Iso commence à être important mais surtout, les contrastes sont violents, je veux dire par là qu'il n'encaisse pas très bien les fortes différences d'exposition. J'arrive à récupérer un peu avec le RAW mais ça rajoute du boulot et c'est pas le but.

Le but, l'essentiel même, c'est que comme prévu, il me suit partout et c'est un vrai bol d'air. Je peux à nouveau prendre des photos de ce que je veux sans me poser de questions, comme avant que je ne fasse de la photo mon métier. J'ai fait plein d'images avec depuis que je l'ai, des choses que je vois et dont je me dis "ça aurait été marrant en photo " mais que je n'aurais jamais pris s'il avait fallu que je trimballe un reflex et ses objectifs. C'est un peu le retour du plaisir de photographier tout ce qui me passe par la tête, des ambiances, des potes, des paysages, des snapshots. J'ai l'impression que le jouet est à la mode chez les photographes car le temps que je publie ce billet, un autre a déjà publié le sien...
Un petit aperçu ci dessous avec quelques images de potes pendant le championnat de France Masters à Bidart et une image de l'incroyable série "le plat du jour". Il y a plein d'autres images ainsi qu'une petite vidéo faites avec ce boîtier sur le site du burlingue. Désolé pour la mise en page des images, pas facile facile avec blogger.

Légendes (photos de h en b et de g à d) : Phil, Erwan & Mitch prêts à prendre la route; Scott avant un soirée de night clubbing; Yves S. et son 400 2.8; Mitch avant sa série, des gobelets de bière de la soirée organisée par le Bidarteko SC; un panneau à l'entrée d'un "restaurant" biarrot; et finalement, 9 plats du jour bien appétissants...
Photo championnats de France de Surf masters à bidart avec un Canon G10 - photo ©Kristen Pelou
Photo championnats de France de Surf masters à bidart avec un Canon G10 - photo ©Kristen Pelou
Photo championnats de France de Surf masters à bidart avec un Canon G10 - photo ©Kristen Pelou
Photo championnats de France de Surf masters à bidart avec un Canon G10 - photo ©Kristen Pelou
Photo championnats de France de Surf masters à bidart avec un Canon G10 - photo ©Kristen Pelou
Photo championnats de France de Surf masters à bidart avec un Canon G10 - photo ©Kristen Pelou

Photo le plat du jour avec un Canon G10 - photo ©Kristen Pelou

12 juin 2009

Fâché ...

Derby Kitesurf La Baule, photo Kristen Pelou
Je lisais il y a quelques temps un petit papier sur l'importance de bien comprendre et bien différencier une personne morale d'une personne physique (ici).
Un photographe, par exemple, lorsqu'il exerce son activité comme auteur, est une personne physique, quelqu'un de chair et d'os qui parle et signe des contrats en son nom. Le responsable com' d'une société, en revanche, il fait partie d'une compagnie et signera un contrat au nom de cette compagnie. Tout ce qu'il vous a dit, ses promesses vous faisant miroiter des cachets mirobolants sur de futures collaborations, les "on l'écrit pas noir sur blanc mais on sait tous les deux à quoi s'en tenir, parole d'homme...". Bref, tout ce qui n'est pas sur le contrat ne vaut rien et même si le gars (comme c'est souvent le cas) est de bonne foi, tout partira en fumée lorsque le gars changera de boîte ou s'il transmet les photos au gars du bureau voisin sans lui préciser les droits d'utilisation. Et du coup, quelques temps plus tard, vos photos se retrouvent sur des pubs alors que le deal ne concernait que de la PLV ou un dossier de presse. Certain encaissent sans broncher, d'autres s'en foutent, moi non ! Le respect des conditions d'utilisation ou du crédit photo, c'est la base de notre boulot !
Comme tout le monde, à mes débuts, je me suis fait avoir. Aujourd'hui, je tâche de faire le tour du sujet sur mes devis, contrats de session de droits et autres bons de dépôts livrés avec les photos.

Vous allez vous dire "il lui en arrive des histoires à lui !", mais voilà que pas plus tard qu'avant hier (mercredi), en me baladant virtuellement sur la toile (on dit aussi surfer sur le web), je suis tombé, via Google Image, sur quelques unes de mes photos tranquillement postées sur Flickr. Pas de crédit et des images téléchargeables. Pas en haute def, comme je l'ai cru au début (les images juste après les miennes l'étaient en revanche), mais déjà à une taille suffisante pour que cela soit publiable en 1/2 page dans un magazine.
Tout cela partait d'une bonne intention : j'avais fait des photos sur un événement deux années consécutives. Quelqu'un s'est dit : au lien d'encombrer notre propre site avec les galeries photos, autant aller mettre tout ça sur ce site super qu'est Flickr et le tour est joué.
Dans ce tour de passe passe, on oublie que sur le site du client, la série d'images est parfaitement identifiable, avec crédit photo et peut-être même légende (on peut rêver). Que le site du client est en endroit où on va voir les images de l'événement alors que sur Flickr, on peut tomber dessus avec des mots clé, des moteurs de recherche. Qu'en gros, quelqu'un qui cherche une image de kite, par exemple, pourra tomber sur ces photos et les utiliser comme bon lui semble (je pensais que, comme c'était là, je pouvais m'en servir). L'audience n'est pas la même, les motifs de visite non plus.
Tout ça pour dire que sur le coup, je n'étais pas content (j'étais fâché). Alors j'ai envoyé un petit mail aux personnes avec lesquelles j'avais dealé mon contrat et en quelques heures, les photos avaient disparues de Flickr. Je suis OK pour qu'elles y reviennent mais avec un filigrane et mon nom précisé SUR chaque photo.
Depuis quelques temps, je préfère prévenir que guérir car j'en ai un peu marre de courir après les utilisations commerciales non autorisées. A chaque fois, il faut réclamer son dû et de ce fait passer pour l'empêcheur de tourner en rond (en d'autres mots, le connard, le chieur, le mec pas cool avec qui on ne retravaillera pas). Croyez moi, voir un bus passer avec sa photo dessus, ça fait un choc au début.
J'ignore votre position sur la question, j'estime pour ma part qu'il est un peu candide de croire à la sécurité apportée par la licence "Creative Common" de Flickr. Personne ne lit ce genre de truc, celui qui veut une photo pour une utilisation commerciale va la pomper sur ce site gratuitement, la bidouiller un peu et le tour est joué. Je parle ici d'utilisation commerciale, l'usage strictement privé ne me dérange pas. Si vous avez un avis différent, je serai heureux d'entendre vos arguments (bétons les arguments, j'attends du sérieux).

09 juin 2009

Le monde de la photo de surf

Vous pouvez en connaitre un peu plus sur la vie d'un photographe de surf en mattant cette interview filmé de Jeff Flindt, senior photographer à Surfing Magazine sur le site du logiciel d'Aperture d'Apple. C'est en anglais mais tout de même facilement compréhensible. Vous pouvez le mater en streaming en cliquant sur le lien ou télécharger le fichier .mov d'environ 300Mo et le mater plus tard. Il nous montre son matos, son caisson, ses sacs, ses objectifs, son drôle de casque... On apprend aussi que le garçon ne fait pas de surf mais pratique le free diving pour s'entraîner en vue de ces longs marathon de photo aquatique à Hawaii.
A ce propos, pour ceux qui cherchent à améliorer leur souffle en vue de prochaines sessions de watershoot, je viens de lire ce petit article sur Stéphane Mifsud, un apnéiste français qui vient de tenir 11'35" sans respirer dans une piscine dans la position dite du macchabée (sic). Vous n'atteindrez jamais ce niveau mais pour vous exercez, faites le sur votre lit plutôt que dans votre baignoire, ça limitera les risques si vous tombez dans les vap' en tentant d'aller trop loin.
Pour en revenir à Surfing Mag, les deux mag ricains Surfer mag et Surfing appartiennent au même groupe de presse (Source Interlink) et ce groupe de presse est passé pas loin de la banqueroute (voir Stab Mag). Nous, on a perdu TripSurf. A l'étranger, tout le monde ou presque s'en fout, mais imaginez le scénario sans ces deux mastodontes du monde du surf, ça laisserait un paquet de photog' sur les dents... Pour le moment, les deux magazines sont, parmi la multitude de magazines du groupe, ceux qui ramènent du cash dans les caisses, attendons la suite des événements.

Liens auxquels ce post fait référence : Surfing Magazine, Aperture, Stéphane Misfud, stab mag

04 juin 2009

Le travail d'un autre

Sur les bons conseils d'un ami photographe breton, Erwan Crouan, je suis allé visiter le site de Paul Nicklen. Un canadien qui a grandi parmi les Inuits sur Baffin Island, une île située entre le Canada et le Groënland. Ca caille sévère là bas y paraît. Après des étude de biologie marine (...), il s'est lancé dans la carrière de photographe avec en option des balades dans la toudra seul pendant des mois en compagnie des loups et des ours. Un de ses buts est de réduire le fossé qui existe entre la recherche scientifique et le public. Il écrit des articles et est publié depuis quelques années dans National Geographic (entre autres). Allez jeter un oeil à son site, dans chaque galerie, il y a au moins une ou deux images incroyables. J'aimerais être en mesure de proposer des sélections d'images aussi qualitatives.
Sur la photo de droite un léopard de mer vient renifler le hublot de son caisson (belle bête), il nage aussi avec les ours polaires... Ce n'est pas la plus belle de la série (elle n'est pas de lui !), mais elle illustre bien le travail du Monsieur.

Liens auxquels ce post fait référence : Paul Nicklen, Erwan Crouan

02 juin 2009

Interview dans Surf Report

Pour lire la suite de ce petit portrait/interview, suivez le lien en cliquant sur l'image ou par ici.

Merci à Mitch du site Surf Report sur lequel (je précise pour ceux qui débarquent) vous pouvez checker les prévisions de houles et les conditions de surf en direct des spots ainsi que les news, les compet, les itw des champions, j'en passe et des meilleurs.

Liens auxquels ce post fait référence : Surf Report

31 mai 2009

Les gouttes sur la façades - Part II

Nous en avions parlé dans l'un des premiers posts de ce blog : "Comment éviter les gouttes sur la façades" Je viens de tomber sur ce document pdf rédigé par le construceur de caissons Essex proposant un technique totalement différente :
Pour eux, je fais ici un petit résumé en français, les gouttes d'eau ne restent pas sur une surface totalement propre et lisse. Ils conseillent donc de nettoyer sa façade sans arrêt, de la waxer et de la lustrer avant d'aller à l'eau. Ainsi, on élimine les petites impuretés sur lesquelles les gouttes s'accrochent. Une fois dans l'eau, l'effet diminue rapidement (à cause de l'eau salée et des crasses présentes dans l'eau), on peut alors se curer le nez ou les oreilles histoire de ramasser un peu de "earwax" ou de "body oil" (que l'on trouve parfois en abondance autour du nez des mecs à la peau grasse que l'on reconnaît à leur visage luisant, ndlr.). On étale le tout sur la façade que l'on plonge dans l'eau pour la ressortir rapidement. Si l'eau coule dessus, vous pouvez continuer à shooter, sinon, retournez à la pêche !.. Vous pouvez enregister la doc technique en pdf ici, ils parlent des gouttes d'eau à la page 9. J'ai vu aussi des mecs qui se baladent autour du monde avec leur flacon de produit vaisselle dans la valise Pélican (pas mal, j'ai testé aussi).

J'ai tenté la technique à mes débuts mais m'étais rendu compte qu'en windsurf par exemple, le vent violent fait voler de micro particules d'eau constamment, comme le spray derrière la vague en surf (imaginez donc les photos de windsurf dans les vagues, y'a de l'embrun !). Ces micro gouttes d'eau ne tombent pas, il aurait fallu alors replonger toute la façade dans l'eau pour que tout le rideau glisse d'un coup. Plutôt que de luter contre l'eau (façade niquelle, rain X...), je me suis dit qu'il fallait sans doute mieux faire avec. Un ancien de la profession m'avait alors conseillé de conserver le caisson le plus longtemps possible sous l'eau entre deux vagues et de cracher dessus (comme un lama) de façon régulière afin de garder en permanence un film d'eau uniforme sur la surface de la façade ... Le constructeur Del Mar préconise la même technique comme vous pouvez le lire ci dessous :

AVOID WET SPOTS ON YOUR IMAGES
• Preventing water drops from getting on your port is a major factor in getting high quality images from your camera housing. To avoid water droplets forming on your port, use saliva, and periodically dunk it under the water so that the port is constantly covered with a layer of water. This is called a “wet port”, and is best used when shooting with wide-angle lenses, such as a 10-22 or a fisheye, or in most situations shooting video.

Si vous avez votre technique à vous, n'hésitez pas à la proposer !

26 mai 2009

Diablerie ...

On nous aurait menti sur la solidité des caissons ? Voici en image un caisson Aquatech (pas le mien !) fraîchement sorti de sa boîte de livraison alors qu'il était parti en maintenance chez le fabricant. A la réception du mien, son aspect tank m'avait presque fait penser qu'il pourrait arrêter des balles. En l'étudiant de plus près, son poids (pourquoi si lourd ?), l'observation de la section (très épaisse), la présence de petites bulles, m'a laissé quelques doutes sur son mode de fabrication. Doutes qui se sont rapidement dissipés à l'usage (il marche bien !).

Vous trouverez toutes la discussion (en english) qui a suivi l'envoi de ces images sur le forum du site Surf Photographers United.
Pour résumer un peu la discussion (excusez moi, j'ai un peu déformé les propos), un mec dit : "le plasique c'est merdique, achetez un caisson en aluminium chez SPL, au moins du métal, c'est costaud". A quoi Timo répond : "le métal c'est bien mais ça se déforme, j'ai un caisson pour flash qui ne ferment plus car il est voilé et les trous ne sont plus en face pour enfiler les vis...". Intervient alors Philippe de Liquid Eye. Pour lui, le plastique c'est fantastique (léger et costaud) mais le caisson de la photo est en résine simple, il n'y a pas de fibre pour en assurer la structure, la résistance aux impacts. C'est du plastique moulé (voir le site du sous traitant ici) avec donc une résistance aux chocs très moyenne. Un autre intervenant arrive avec ce que je garderai comme mot de la fin : "pas de panique les gars, la partie la plus fragile du caisson n'est pas le caisson en lui même mais plutôt la façade en plexiglas (face avant en acrylique), un matériaux que tous les fabricants utilisent pour les façades".

En conclusion (personnelle), il n'y a pas de solution miracle, faites le tour des fabricants, renseignez vous, évitez la poste australienne et prenez soin de vos joujoux. Emballez les, protégez les, car comme avec les planches de surf, c'est très souvent en les trimballant que l'on fait les pets !

Liens auxquels ce post fait référence : Surf Photographers United

25 mai 2009

Un caisson étanche éco

Comme me l'avait précisé Julien Gazeau dans le post précédent sur le caisson étanche pour un EOS 5D mkII, Liquid Eye propose un e-model (e pour économique) pour environ 700 €. Après un petit email à Philippe Chevodian, le fabricant des caissons, voici quelques informations complémentaires.
e pour économique mais juste sur le prix, pas sur les matériaux ni la fabrication me précise tout d'abord Philippe. Les e-models sont fabriqués avec les même matériaux (sandwich fibre-époxy-résine mousse très haute densité) et le même soin que les pro-models.

Le prix du pack C1900 est de 995 USD (donc environ 770€ au cours du dollar actuel). Le pack comprend le caisson, une poignée (pistol grip) simple déclenchement PG4 (pas de mise au point) et d'une façade simple. La façade simple est une façade avec un tube d'extension de 70mm de diamètre et 30-40mm de longueur (ajustable sur demande) pour un objectif type 20-24-28-35 ou 50 mm. Ce modèle, le C1900 convient à pratiquement tous les petits boîtiers Canon ou Nikon équipés d'une prise de télécommande filaire (EOS 10D, 20D, 30D, 40D, 50D, 5D, 300D, 350D, 400D, 450D et Nikon D200, D300, D700). Pour les boîtiers plus gros type EOS 1D, Nikon D2/3 ou D700 avec booster, il faut commander le pack C1950 qui est au prix de 1195 USD (soit env. 900€ au taux actuel).
Le délais de livraison est de 20 jours à compter de la réception de l'acompte. Plus de details sur le site de Liquid Eye.

Plusieurs options sont ensuite disponibles :
- il est possible de choisir une poignée PG3 à la place de la PG4 et bénéficier ainsi de l'autofocus (ça peut être pratique) pour 50€ de plus.
- à la place de la façade simple décrite ci-dessus, vous pouvez choisir une façade dôme pour le fish eye pour 20€ de plus.
- le "zoom control" (la petite manette sous le tube de la façade qui permet de changer de focale) est disponible depuis peu pour 80€ de plus.

Attention, la façade simple ne permet pas de faire rentrer un gros zoom (faut mesurer), il faut demander directement au fabricant pour des façades pouvant accueillir un 70-200, un 16-35 ou encore un zoom télescopique type 24-70 f2.8.
Attention encore, les prix donnés ci dessus ne marchent que dans le cadre du pack : pour 20€ de plus vous n'aurez pas la façade simple ET le dôme fish eye...

Avantages et inconvénients du système
les +
- le prix
- la qualité de fabrication
- les options très peu onéreuses pour rendre le caisson plus polyvalent
- si vous changez de boîtier, pas besoin de racheter un caisson. Le boîtier est bloqué avec des jeux de cales en mousse à l'intérieur du caisson.
- ils ont de la gueule !

les -
- on n'a pas tous les petits boutons de contrôle : diaph et vitesse par exemple puisque la position de ces boutons varie sur chaque boîtier. Donc, on met en tout auto ou alors en manuel sans pouvoir régler ensuite.
- faut trimballer les façades entières (chargement du boîtier par l'avant du caisson) et pas juste le tube allonge contrairement au modèle pro (à chargement arrière) où tous les fronts sont compatibles avec tous les caissons (mais ici, c'est le caisson qui est compatible avec tous les boîtiers donc pas besoin d'avoir plusieurs caissons...)

Liens auxquels ce post fait référence : Liquid Eye

21 mai 2009

De bien belles palmes

Future Fins, Viral Surf, photo Kristen Pelou
Une bien belle série d'ailerons ou comme on dit dans le surfing français, des dérives ! En américain, on dit "fin", comme un trifins pour une planche à 3 dérives et non un planche à 3 palmes... Un même mot pour dire plusieurs chose (fin = palme, aileron de surf, aileron de requin...), voilà qui a posé quelques problèmes de traduction dans certains vieux Surfer's Journal du type "je venais de casser ma palme du milieu..." C'est à se demander si le traducteur sait surfer. Je suis un lecteur régulier du mag et avec "la houle commencer à pomper " ce sont mes erreurs de traduc préférées. Je vous conseille de lire les vieux numéros pour dénicher ces pépites.
Ces jolis Future Fins bien alignés sont maintenant distribués par Viral Surf qui distribue également tout le matos pour se construire une board, du plug de leash en passant par le pain, la résine jusqu'au posca pour peaufiner la déco. L'équipe Viral gère aussi le site Your Surfboard qui recense et donne des news des différents shapers (qui se sont donné la peine de remplir leur fiche) ainsi que du biz surf (shop -écoles...) en général.

Liens auxquels ce post fait référence : Viral Surf, Your Surfboard, Viral Blog, Kristen Pelou (stock)

17 mai 2009

Un caisson étanche pour l'EOS 5D MkII

Si, comme moi, vous hésitez à acquérir ce nouveau jouet pour vos prochains shootings, sachez que les caissons étanches pour le Canon EOS 5D MkII (quel nom à la con) sont sortis chez un certain nombre de fournisseurs.

Caisson étanche, Hessex Surfhousings blog Watershot Kristen Pelou
Chez Hessex Surfhousings (US), le pack caisson + dome fish-eye revient à 1400 USD. Notez le travail sur les boutons de commande à l'arrière du caisson. Ils appellent ça les "Face Friendly push-buttons", c'est à dire que tu ne risques pas de t'égratigner la face sur les boutons métalliques qui dépassent en regardant dans le viseur. On visse la façade avec de boulons ce qui est parfois un peu long (le bout des vis sont-ils amateurs de chair fraîche ?) mais on peut changer le collimateur autofocus directement sans avoir à reprogrammer les fonction personnalisées de son boîtier.

Chez Aquatech (AUS - US), le caisson D35 qui convenait (avec quelques modif') aux petits boitiers Canon (20-30-40-50 et 5D) n'est pas compatible, le système change et le caisson seul se trouve à 1894,95 USD chez B&H photo video à NY/NY. Notez qu'Aquatech est distribué en France chez Objectif Bastille, je n'y ai vu que les "raincovers", je vais me renseigner pour savoir s'ils peuvent commander les caissons aussi. Il faut ajouter à ce tarif la poignée "pistol grip" (pour faire comme les vrais à Pipeline) et les façades (395 USD le dôme fish eye, 395 USD aussi pour la poignée). Avantage, si vous disposez déjà de ces accessoires, ils s'adaptent à ce nouveau caisson.
Caisson étanche, Aquatech blog Watershot Kristen Pelou


Le caisson est aussi dispo chez SPL (US), les spécialistes du caisson en aluminum qui équipent le surfer Ken Colins pour ses shootings depuis l'intérieur du barrel à Puerto Escondido (voir le post ici). Les prix sont à demander directement par mail. Voici la réponse de Sean LaBrie, le boss de chez SPL : le caisson est à 1850 USD avec le pistol grip (2 positions ce qui autorise l'autofocus), une façade grand angle. Le caisson a les réglages diaph et vitesse, possibilité de faire percer d'autres trous dans le caisson pour d'autres réglages pour env. 150 USD. Les deux grips (poignée du coté et pistol grip) sont détachables pour le transport. Les façades en plus commencent à 325 USD pour un petit télé à 550 USD pour le 70-200mm f2.8.
J'ai rien vu de neuf chez Liquid-Eye (FR) mais ça devrait pas tarder...

nota : les prix sont ici hors taxes TVA et droits de douane.

16 avril 2009

What's up !

Les visiteurs assidus l'auront peut-être remarqué, j'ai ajouté quelques liens vers la banque d'images sur laquelle je travaille pratiquement à plein temps depuis plus d'un mois.

Il faut tout d'abord trier les photos, les légender, mettre des keywords, les envoyer sur le serveur, les trier à nouveau en galeries, sous galeries, savoir les retrouver pour enfin mettre en place les différentes pages. Et c'est loin d'être terminé (pas mal d'améliorations à mettre en place et des petits bugs).

Certaines images sur lesquelles je me suis peut-être enflammé lors du tri vont laisser leur place rapidement pendant que quantité d'autres vont passer par le processus précédemment décrit. Déjà un millier d'images (c'est clair, je me suis enflammé sur certaines) et par moment, la sensation de devenir fou. Et quand on devient fou, l'idéal c'est d'aller faire des photos, d'où une série de portraits ci dessous, faut bien faire tourner les flashs de temps en temps, d'autres ici ...

Rassurez vous, je file surfer demain, tout devrait rentrer dans l'ordre !

photo de portrait, Kristen Pelouphoto de portrait, Kristen Pelouphoto de portrait, Kristen Pelou

06 avril 2009

Publication improbable !

Kitesurf à la Baule, photo de kite, photographe de kite Kristen Pelou
Une publication improbable puisqu'il s'agit d'un court spot promotionnel pour La Baule présentant un petit diaporama d'images représentant les vacances idéales :
- le gamin qui fait des châteaux de sable,
- la famille de 4 qui fait du vélo
- papa qui fait du golf
- papa et maman qui mangent un plateau de fruits de mer en amoureux sur la plage.
- les enfants qui font de l'équitation sur la plage
- et bien entendu le jeune homme qui fait du kite.
C'est là qu'intervient ma photo de kitesurf (celle ci dessus) prise à La Baule en 2006. Montrez cette image au rédac chef d'un mag de kite et ça pourrait signer la fin de votre prométeuse carrière chez lui (j'exagère un peu mais mais, pas tant que ça) !
Comme quoi, parfois, il faut garder en stock des photos improbables. Il y a les photos techniques pour les spécialistes, et d'autres, peut-être plus vivantes, moins pointues, pour un public plus large... Celle ci a été prise le dernier jour du Derby Kite de La Baule. Il fallait un peu plus de photos d'action en raison du manque de vent des jours précédents. Je sort mon caisson étanche et je file à l'eau pendant 1/2h avec quelques compétiteurs et bénévoles de l'événement qui me tournent autour. En sortent quelques images dont celle ci (que j'ai gardé comme photo souvenir) ainsi que quelques autres dont je crois, l'affiche de l'éditions 2007.
Si vous voyez le clip à la TV, notez dans un coin de votre tête que ni moi ni aucun de mes complices n'étions engagés dans la réalisation de ce spot.

24 mars 2009

Combien vendre ses photos ?

Pour ceux qui lisent ce blog régulièrement, j'avais fait un petit sujet intitulé "Cost of Doing Business" sur les coût à prendre en compte pour estimer le prix d'une photo. Le sujet (trop réaliste ?) en avait déprimé plus d'un :-). Excusez moi d'insister sur ce point mais comme le rappelle la pétition du post précédent, être photographe, c'est un super métier mais justement, c'est un métier. Et comme dans n'importe quel autre métier, il faut réfléchir un minimum avant de se lancer, et se sortir les doigts pour continuer à l'exercer !..
Je viens donc de tomber sur un petit billet bien tourné et argumenté rédigé par Didier Vereec sur son blog "Photo Nature : l'âme de la terre". Il y accompagne son argumentaire d'exemples chiffrés tirés de huit années d'expérience. Nombre sorties photo, nombre de photos par sortie, kilométrage effectué...
Il tombe sur un prix de revient par photo de 100€ environ. Détail intéressant : "Les ventes moyennes s'établissant à environ 70 € la photo, il faut donc vendre chacune au moins 1,4 fois pour vivre normalement mais chichement".

Deuxième détail, un mag de surf (du moins ceux qui restent !) paient la pleine page un peu plus de 100€, toutes les autres, les vignettes, les 1/4p, les 1/2p, il faut les vendre et les revendre pour encaisser de l'argent frais qui servira à autre chose qu'à payer les frais...

Ce prix de revient correspond à son activité, vous pouvez l'estimer pour la vôtre. Si j'en ai le courage, je vous proposerai le mien prochainement.

23 mars 2009

Sauvons la photographie - SIGNEZ !






Cet appel est lancé par l’Union des Photographes Créateurs, Freelens, et la Saif


SIGNER LA PÉTITION !




Pour que la création visuelle continue d’exister et que les Auteurs Photographes puissent
continuer à produire des photographies.



Nous lançons cet appel pour la constitution d’Etats généraux de la photographie.

Les utilisations massives de photos dites « libre de droits », les photographies à « 1 euro », les photographies signées « DR », la baisse générale des tarifs, les contrats de cession de droits ne respectant pas la loi, la remise en cause par les juges de la qualité originale des photographies, la banalisation de la photographie comme un bien de consommation et les autres atteintes à notre profession doivent être encadrés juridiquement et socialement.

Ces pratiques abusives génèrent une crise économique sans précédent qui met en péril les auteurs photographes et les agences photographiques qui diffusent leurs images.

Nous demandons à l’Etat, garant des libertés et de la sauvegarde du patrimoine culturel, de tout mettre en œuvre pour réunir l’ensemble des acteurs de la photographie et trouver des solutions législatives à cette situation.

L’opinion publique et les représentants de l’Etat doivent prendre en compte cette réalité.

La France pays inventeur de la Photographie a le devoir de soutenir la liberté de création visuelle et maintenir une activité économique qui concerne des milliers d'emplois utiles à notre société.

A vous tous qui êtes convaincus de la nécessité absolue de préserver et de protéger les Auteurs Photographes et par voie de conséquence la Photographie, vous pouvez soutenir cette initiative en signant cet appel.

SIGNER LA PÉTITION !

13 mars 2009

Restructuration

Self portrait Kristen Pelou mars 2009
Pas mal de potes se plaignent, le site (le mien) n'a pas bougé depuis des mois, les messages ne fusent pas non plus sur ce blog. Diablerie, que se passe t'il ? C'est la crise ? Le photographe (moi !) est il en dépression ?
Et bin non, je suis simplement en train de réfléchir à une façon de remettre en place une nouvelles version de mon site. Un site efficace (la magie du Web 2.0) dans lequel une grosse partie de mes photos seraient classées, triées par mot clés avec option de recherche, téléchargeables et pourquoi pas payables en ligne. Car c'est bien beau de prendre des photos mais ça sert à quoi si aucun client n'est en mesure de me les acheter et pour tout vous avouer, je me perds moi même dans toutes les ramifications de la version actuelle. Je prépare également un petit sujet intitulé : "Mais que deviennent toutes ces photos"...
Tout ça prend du temps mais le travail avance.
Je vous laisse avec ce fabuleux auto portrait pris lors du test des loupiottes avant une scéance photo.

24 février 2009

On a eu chaud !

Je le disais dans le post précédent, pas mal de mag voient leur pagination modifiée par le baisse de recettes publicitaires. Je viens de recevoir un mail du groupe Surf Session annonçant la réorganisation du groupe et de ce fait, la "suspension" du magazine TripSurf. Restent donc Surf Session et Surfer's Journal ainsi qu'un nouveau projet, Surf Saga *, qualifié de prioritaire pour 2009 et axé sur le "développement des contenus éditoriaux sur Internet" : Peut-être enfin un site internet qui paiera ses collaborateurs avec autre chose que des échanges de liens ?!!
Bon courage à Bertrand et Baptiste, les deux compère de TripSurf qui vont renforcer "l’équipe éditoriale sur les projets en cours".

* - SurfSaga, sans doute du nom de ce magazine de surf "suspendu" il y a une dizaine d'années après qu'il ait été racheté par TripSurf, alors propriété des Editions Niveales.

PS : gardez le dernier numéro TripSurf avec ce sujet Surf aux Canaries, il s'agit vraisemblablement du dernier numéro. Je peux le dédicacer si vous voulez !

16 février 2009

Publication, enfin !

Plusieurs mois que ce petit trip surf sur une île canarienne patientait dans les cartons des magazines. Voilà enfin la première publication sur 6 pages dans le magazine français TripSurf. Par ces temps de crise, certains magazines n'engrangent plus autant de pub qu'avant, leur pagination s'en ressent. Ce trip qui devait passer cet automne s'est ainsi vu décalé de numéro en numéro. Dans certains sports comme le windsurf, un trip datant d'un an est presque obsolète en raison du renouvellement du matos d'années en années.
Il me reste encore 3 trips en cours plus des (bonnes !) idées plein les cartons, faut que je m'y colle rapido.

Liens auxquels ce post fait référence : photos des Canaries (stock), photos de surf aux Canaries (stock)

Trip surf aux Canaries dans le magazine TripSurf - photos Kristen Pelou photographe de surf
Trip surf aux Canaries dans le magazine TripSurf - photos Kristen Pelou photographe de surf
Trip surf aux Canaries dans le magazine TripSurf - photos Kristen Pelou photographe de surf

07 février 2009

Le travail d'un autre

Dans la série, y'a pas qu'le surf dans la vie, en faisant mon petit tour de la presse quotidienne ce matin, je suis tombé sur le site d'un photographe danois, Simon Hoegsberg et j'en suis resté sur le cul !

Ce n'est pas la radicalité de ses images ou l'usage d'une technique particulière qui m'a plu. Il n'y a pas de prouesse physique dans son travail, pas de filles superbes, pas d'artifices ni de chichi...
Je suis tout d'abord tombé sur la série "We're all gonna die" (on va tous mourir !) pour laquelle le photographe a passé 20 jours au même endroit, sur un pont ferroviaire, à prendre les passants en photo pour ensuite assembler ces images et en faire une fresque de 100 mètres de long. Vous pouvez voir le montage en suivant le lien.
Une belle tranche de vie, ensuite on relit le titre de l'oeuvre, ça m'a laissé songeur.
Un peu plus loin dans le site, une autre série intitulée "The Thought Project" dans laquelle le photographe arrête des personnes dans la rue et leur demande ce à quoi elles pensaient l'instant d'avant. Le résultat, un ensemble de visages associés aux pensés de ces personnes au moment où elles ont été photographiées. L'idée de "Faces of N.Y." est aussi pas intéressante. J'ai bien aimé !

05 février 2009

C'est beau ...

mais ça fait un peu flipper aussi.
Ca n'a, une fois de plus, rien à voir avec la photo de surf, mais c'est ça aussi la magie de flâner (surfer ?) sur le web.
Voici une petite vidéo présentant le trafic aérien mondial sur 24 heures. Les données ont été compilées avec l'aide du site FlightStats par une équipe d'étudiants de l'Ecole des Sciences Appliquées de Zurich.



Chaque point jaune représente un avion, on voit l'activité diminuer ou s'accroître au rythme du déplacement du soleil. C'est fou tous ces avions au dessus de l'Atlantique. Pareils, que vont faire ces mecs à Hawaii ou en Indo, pas étonnant que les spots soient blindés !
Ca me fait penser aux images satellites de la terre vue de nuit assemblées par la NASA, les deux images sont presque superposables. On peut noter que les pays les plus peuplés ne sont pas forcément les plus lumineux, mais c'est sans doute une question de temps (l'image date de 2000). Remarquez*, faut qu'ils se dépêchent d'allumer les lumières et prendre l'avion tous ces pauvres, avant que nous, les riches, on crame tout, et oui !

30 janvier 2009

Surfing or not surfing

Le vrai dilemme pour un photographe de surfing. Faut-il mieux assurer le boulot où aller se faire un petit coup de surf ?
Exemple en images :
cas 1 : 2h dans l'eau un jour clapot pour ne ramener aucune image valable. Enchaîner sur 1h de surf sur le même spot et se prendre boîte sur boîte,
cas 2 : comme à mes débuts de photographe, une petite série de line up avant de tracer à l'eau pour 3h30. Averse de grêle, pluie, orage sur la trogne mais quelques jolies droites et une ou deux gauches qui valaient le détour.

L'un des premiers photographes de surf en Bretagne, Fred Le Leannec, a fait son choix, il ne fait quasiment plus de photos !
Et vous, vous choisissez quoi ?

photo1 : Thomas Joncourt passe les blocs et attend que la vague daigne recreuser pour envoyer son move.
photo 2 : une photo et à la flotte...


29 janvier 2009

Le burlingue

Comme beaucoup de photographes, je ne passe (malheureusement) pas tout mon temps sur la plage. Quand je ne fait pas de photos, je passe mon temps au burlingue.
C'est un espace que je loue avec 3 autres potes freelances.
Il y a Myredje, le graphiste / directeur artistique (on dit D.A pour faire plus classe). Il y a Vincent, le monteur réalisateur qui connaît pratiquement toutes les répliques de film français de ces 50 dernières années (on ne s'improvise pas cinéaste comme ça). Il y a JeanPhi, le commercial qui vend plein de trucs virtuels (des sites ouaibs, des programmes programmés par des programmateurs, etc). Il y a moi, le photographe qui part en voyage pour le travail et non en vacances comme mes collègues du burlingue ont tendance à le croire trop souvent.
Au burlingue, je trie des photos et ensuite je contacte des gens susceptibles me les acheter. Parfois, comme sur la photo ci-contre, je glande sur le canap' à lire les derniers mags de surf (ou autres) reçus, pendant que les autres se cachent derrière leurs écrans à faire je ne sais quoi. Vous trouverez plus de news de cette petite équipe sur le blog du burlingue qui a ouvert ses portes hier soir.

28 janvier 2009

Mais où est passé le photographe ?

Je viens de recevoir un mail de pub en provenance d'une boite de retouche numérique anglaise. Je n'ai pas vu les tarifs mais le boulot présenté dans la galerie photos semble convainquant. Une petite application flash permet de voir les images "Avant/Après" avec le détail des corrections effectuées par le retoucheur.
Certaines retouches sont classiques, grain de peau, contraste, d'autres sont bien plus violentes, comme celles-ci, ci dessous (regardez les en grand sur le site, on se rend mieux compte). En regardant ce travail, on peut se demander où est passé le photographe ? N'est ce pas lui qui est censé "écrire avec la lumière" tout en saisissant l'instant décisif cher à HCB.

L'ambiance avec la fille sur le canapé sous une lumière plutôt merdique devient bien plus attrayante après retouche, sans devenir incroyable, la photo devient exploitable, c'est un minimum. Sur la première photo, on dirait que le gars a éclairé toute la pièce sans se demander ce qu'il voulait prendre en photo, j'imagine que c'est la fille puisque la photo retouchée lui fait la part belle. Quant au coup de la baleine dans les icebergs, ça mérite presque la prison pour le mec qui la osera la vendre sans préciser que c'est un montage. Je ne me leurre pas sur ce point, mais pour faire encore plus fort, ils auraient pu ajouter un ours blanc ou quelques phoques en perdition sur l'iceberg.
Sur les deux exemples présentés, le photographe laisse la part artistique au retoucheur, ce qui n'est pas très flatteur pour la profession : grâce à totoshop, prenez des photos clic clac kodak et passez les à un pro (un vrai celui là !) ... J'espère qu'ils ont droit à des heures gratuites de retouche pour voir leur travail ainsi présenté !

Dans le genre photo retouchée, sans doute vous souvenez vous de la vidéo du making off d'une pub Dove dans laquelle une nana classique se transforme en top model, c'est ici

Deux minutes après ce premier email, j'en ai reçu un second d'une autre boite de retouche photo, mais en Inde cette fois. Après le photographe/plombier polonais/Bulgare/Roumain (...) qui se fait arnaquer par les microstocks pour 0,15€ la photo, le retoucheur indien à 1€ par jour.

13 janvier 2009

Garage Rochard, un fan sommeille en vous !

Plus de 10 ans après sa fermeture, le Garage Rochard de Saint Jean de Boiseau (dans la région de Nantes) n'en finit de faire parler de lui. Sur quatre bandes son enregistrés sur un répondeur de France Télécom, les garagistes (Rochard père et Rochard fils) font part de leurs déboires, leur contrariété, au sujet d'une installation téléphonique défectueuse qui les empêche de répondre aux demandes de dépannage.
Le répondeur téléphonique devient un véritable interlocuteur, le père, puis le fils, lui font la discussion, expliquant leurs mécontentement, saupoudrant le monologue devenu conversation d'expressions du crû.


Les bandes sons se terminent sans que l'on connaissent le fin mot de l'histoire laissant l'auditeur en proie aux suppositions les plus folles. Comment ces appels ont ils été diffusés, par qui et dans quel but ? Le dépanneur est il arrivé à l'heure ? Y a t-il eu remboursement des dépannages loupés ou cela s'est il terminé en procès pour ... le travail ?

Rochard Père est mort il y a quelques années, le garage a été détruit pour construire des logements. La fin d'une époque.

Merci à Jeanf du WiseLAB (mon voisin de burling) pour les magnifiques images de son pèlerinage champêtre à Saint Jean de Boiseau.
image 1 : l'entrée dans St Jean de Boiseau sous la pluie
image 2 : le bâtiment "la Résidence du Chat qui Guette" érigé sur l'emplacement autrefois occupé par le garage Rochard
image 3 : entrée par la route dans Le Pellerin
image 4 : la gendarmerie du Pellerin
image 5 : Jeanf, l'auteur du reportage pose sous le panneau St Jean de Boiseau. Un rêve devenu réalité, il en a les larmes aux yeux lorsqu'il en parle !

09 janvier 2009

Tu vas voir, le SUP c'est génial !

C'est en gros ce qu'on s'est dit l'autre matin (mercredi dernier), au lendemain de la nuit la plus froide de l'hiver.
Le principe, l'eau est pas au plus chaud ces dernier temps et en Stand Up Paddle (SUP), comme on est au dessus de l'eau, on est pas mouillé et donc on a pas froid.
"Nous utilisons seulement 10 % de nos capacités mentales" dixit Einstein cité dans une pub trouvée dans ma boite aux lettre hier pour un bouquin de Ron Hubbard (le fondateur de la scientologie qui vous expliquera comment utiliser les 90% restant en échange de votre menue monnaie). Ce matin là, on devait tourner à 1% grand grand max !
La veille, vagues pas mal, quelques gauches rapides le long d'une falaise, on a surfé jusqu'à une heure bien avancée de la soirée, bien après le couché de soleil tant le ciel était clair, sans avoir froid. Les combines ont presque séché durant nuit mais pas les gants. C'est là LE point important lorsqu'on le conjugue avec un petit vent d'est en provenance de Sibérie.
Le vent souffle sur le jersey humide des gants. Cela provoque l'évaporation de l'eau. Pour faire passer l'eau d'une phase liquide à une phase gazeuse, il faut un apport d'énergie. Elle viendra de nos gros doigts boudinés ...
La sensation de froid s'est vite transformée en onglet d'une intensité rare alors que l'on trimballait ces énormes planches vers l'eau. 20 minutes, quelques larmes et 1 vague merdique plus tard, on était de retour sur le sable à se demander comment on allait ramener ces monstres contre le vent sans perdre des bouts de doigt. 24h plus tard je commence à retrouver des sensations normales.
Dédicace à daddy Dan avec qui je partageais un cerveau ce matin là. Tom Cruise, aide nous !

03 décembre 2008

Prévisions de la fin de semaine

Le programme de cette fin de semaine, c'est en route pour la plage pour aller mater la grosse houle. On va tenter de se trouver un petit spot digne de ce nom à se caler sous la planche et sous l'objectif par la même occasion, à moins que cela ne soit dans l'autre sens (l'objectif avant la planche).
Vendredi, les sites de prévision utilisant le modèle Wave Watch 3 (WW3) annoncent plus de 9 mètres de houle de ouest nord-ouest avec une période de 14 secondes. Du charabia pour la plupart, ces chiffres laissent réveurs les surfeurs. Ils se demandent alors si ces spots magiques qui ne marchent qu'une fois par an vont fonctionner. J'en ai un petit sous le coude, si le vent ne tourne pas trop vite, il se pourrait que ça envoie le bois.
Regardez la carte ci dessous, le rouge, ça peut signifier du tout bon pour le surfing. Bonne fin de semaine, moi, je file !..

27 novembre 2008

Surfer Magazine - photo de l'année 2008

watershot blog - Scott Aichner photo of the year - SurferMag

Comment transformer une journée à la limite du surfable en studio et shooter la photo de l'année. La technique en quelques lignes par Scott Aichner, allez lire l'ITW dans Surfer Magaine en suivant le lien ici.
Puerto Escondido, un matin à l'aube, une journée pas terrible, les gars ont hésité à aller à l'eau car les vagues fermaient. Il se sont finalement décidés à y aller, pour nous ramener cette image.
Un "nice double-up closeout" est arrivé, dixit Robert Hennessy, le surfer photographié. Scott Aichner s'est mis en position, et boom, la photo de l'année pour Surfer Magazine. Encore une fois, une photo incroyablement forte et graphique, la croisement d'un bon coup de palme avec un positionnement osé produisent cet angle inédit, entre le marteau et l'enclume.

Comme on l'entend de temps en temps, photographier, c'est un peu tricher, jouer avec la magie d'un instant qui n'a existé qu'un cinq centième de seconde, un instant que personne n'a pas observer à l'oeil nu. L'extrême rapidité de la séquence a sans aucun doute jouée un role crucial dans la réalisation de cette image shootée en diapo. Que donnent les photos d'avant et d'après (il me semble avor lu que le photographe utilisait des boîtiers argentiques EOS 1NRS, 10 im/s avec un miroir fixe). L'absence de goutte sur la façade sous cette masse d'eau en mouvement est a elle seule un exploit.
Pour résumer, cette photo est un coup de chance, mais un coup de chance qu'il a fallu provoquer. Et il faut bien avouer que certains photographes provoquent ces coups de chance beaucoup plus souvent que d'autres ! Le talent peut-être ?

Les autres photos nominées de ce "2008 SURFER Poll Photo of the Year" sont visibles ici