22 février 2008

Il fait de belles photos ton appareil !

photographe de glisse Kristen Pelou skateboard
Lorsque j'entends ça, je me dis, ce gars se fout de ma gueule, ou alors sympa, il est en mode "second degré" !
Dans la réalité, c'est rarement le cas ! Dans la réalité, le mec le pense réellement ce qu'il me dit en toute innocence, ignorant les quelques bases indispensables pour pondre un belle photo, "l'oeil" du photographe, sa sensibilité, ses choix lors de la prise de vue.
Dans la tête des gens, il faut avoir un gros boîtier pour faire de belles photos mais c'est encore plus vrai depuis l'arrivée du numérique. Tout est maintenant si simple, faire des photos c'est comme appuyer sur un bouton, clic clac Kodac. Il suffit d'ouvrir son porte monnaie, acheter le dernier boîtier et hop, c'est dans la boite. Tout le monde est ainsi devenu photographe à vendre ses photos à 1$ sur internet en ayant l'illusion d'être devenu professionnel.
Mais on s'éloigne du sujet. Avoir du gros matériel ne permet malheureusement pas de faire de belles photos. L'habit ne fait pas le moine et il ne suffit pas de porter un gilet de reporter pour s'ouvrir la porte des magazines.

Donc, non, un appareil ne fait pas de belles photos, il ne les fait pas tout seul en tout cas. Un appareil photo est un outil au même titre ou presque qu'un pinceau de peintre ou qu'un ciseau d'un sculpteur. Du bon matériel sert bien entendu à réaliser de belles images mais l'appareil en lui même ne fait ce que l'on veut qu'il fasse. Il faut connaître son matériel, ses capacités et ses défauts afin d'être en mesure de gérer toutes les situations. Regardez par exemple sur le site
Mac&Photo la très belle double page réalisée à l'aide d"un Olympus E-410, l'un des plus petit reflex du marché. Jean François, l'auteur, a passé trois semaines en Guadeloupe à tester ce boîtier, il ramène des photos publiables (le minimum) mais surtout magnifiques. Autre exemple, au cours de régates, un copain travaillait avec un Eos 20d, il a pondu des merveilles et publié dix fois plus d'images que tous les autres mecs présents sur le zodiac réunis. Donc, si vous n'êtes pas satisafait de vos images, votre matos est peut-être en cause car vous ne vous sentez pas à l'aise avec mais soyons réalistes, il y a quand même plus de chance que le maillon faible, ce soit vous !
Je mise pour ma part beaucoup plus sur les objectifs que sur les boîtiers qui changent tous les six mois. Les photographes faisaient de magnifiques images il y a 10 ou 20 ans (50 ans) avec du matériel jugé aujourd'hui obsolète. Les artistes n'ont pas attendus internet et les forums de discussions sur le matos pour s'exprimer.

Amateurs de beau matos, je suis tombé il y a quelques semaines sur une annonce pour le Canon 1200mm f/5.6L EF USM d'occasion à 99 000 US$ tout de même. Le bébé pèse 36.2 livres soit environ 16,5 kg. Branchez en guise de bouchon un 1d Mk3Ds et si avec ça vous nous faites pas des photos de surf serrées sur l'action, je ne reponds plus de rien. Allez jeter un oeil, c'est par ici

14 février 2008

Les vagues du WE du 10 février en Bretagne

photographe de surf, photo de surf en Bretagne Kristen Pelou
Comme à chaque fois qu'une superbe houle est annoncée, on hésite, on réfléchit. Où faut-il aller, quel spot; beach break ou reef ? Les marées sont elles bonnes, quel coefficient, quelle direction pour le vent ...
Le samedi, une fin de houle d'environ 2m orientée W-SW léchait la pointe bretonne mais le festin était attendu pour le lendemain : houle W tournant W-NW autour de 3m et près de 15s de période. Dès le matin, les téléphones sonnaient pour les fameux "reports", on appelle des riders qui se sont levés tôt et qui mentent effrontément à leurs potes pour qu'ils ne rappliquent pas à 15 sur leur spot. On fait le tri dans les informations reçues, la houle n'est pas arrivée au sud, au nord, 1,5m en hausse, tel autre spot sature presque ... et en route. De notre coté, nous avons pris la route de Crozon avant l'aube pour scorer avant l'arrivée du peak de swell prévu dans l'après midi.
photographe de surf, photo de surf en Bretagne Kristen Pelou

Résultat des courses, les coefficient de marée sont énormes et les spots changent très très vite alors les vagues grossissent à vue d'oeil. Matinée très costaude sur certains spots bien orientés. Nous nous sommes réfugiés dans une petite baie abritée histoire de scorer quelques vagues.
Bilan du Week end à rallonge (samedi, dimanche & lundi) plutôt satisfaisant comparé à d'autres potes qui ont fait beaucoup de route pour pas grand chose.
Ci dessous, quelques images de line-up du spot avec un bodyboarder qui a peut-être scoré la vague du jour sous nos yeux. Malgré le gros contre jour, je colle aussi une image de surfing à Dinan, si vous connaissez le nom du surfer, tenez moi au jus. Elles ont été shootées au téléobjectif de 600 mm depuis le bord. L'image du haut a été prise au caisson étanche quelques minutes avant l'aube. Si le mec est flou, c'est normal, c'est un truc artistique !??
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Légende séquence : Laurent Jégoudez sur une des bombes du jour, dimanche 10 février, Bretagne.

08 février 2008

Week end de vagues en prévisions ?

Vent d'est, sud est, houle en atlantique qui rapplique, dimanche s'annonce très prometteur. Les prévisions à la bouée sont très optimistes. Ci contre, les prévisions du site Surf Ouest en pointe Bretagne basées sur le modèle Wave Watch II utilisé par l'armée américaine. Grâce à sa longue période, la houle, orientée un peu nord ouest, "tourne" bien autour des caps, rentre bien dans les baies... C'est jaune (entre 2,5m et 3m) partout. Attention, cette estimation n'est pas valable sur la plage mais un peu plus au large.
Bonnes ou pourries, vous aurez les photos des vagues du week end la semaine prochaine. Bon surf à tous !

02 février 2008

1 million, un chiffre rond !

Photographe de surf, Kristen Pelou
1 million, c'est le nombre de pages vues sur mon site internet pro, KristenPelou.com, en 2007. Difficile de se rendre compte de ce que cela représente, est-ce beaucoup, peu ? Je n'ai pas beaucoup de références en ce domaine d'autant que je n'ai jamais cherché à comprendre la réelle différence entre les hits (12 millions en 2007) et ce nombre de pages vues de 1 million. Si vous avez une idées, n'hésitez pas .
Ce que je vois en revanche en zieutant les stats c'est qu'il y a environ 600 visites / jour sur mon site. J'imagine que certains retournent plusieurs fois par jour voir les prévisions météo de la page liens par exemple alors que d'autres ne matent qu'une image et se barrent illico. Pas assez de fesse sans doute, je tacherai d'y remédier ...
Toujours est-il que 600 personnes par jour, c'est un chiffre significatif, en hausse chaque trimestre. Un chiffre qui me pousse à continuer ma production d'image et à la faire partager.
Merci donc à vous, visiteurs, merci également à ceux qui m'envoient de petits messages d'encouragement. J'en ai pas toutes les semaines mais ça fait toujours plaisir !

31 janvier 2008

Tarifs de publication : c'est une blague ?!!

photographe  Kristen Pelou, le dollar Hong Kong
Je me délocalise en Chine dès la semaine prochaine ! En France, je me coûte trop cher...
La "blague" de ce début d'année fait plutôt rire jaune. Un magazine avec lequel j'avais travaillé dans le passé vient de me faire passer leurs "nouveaux" barèmes de pige. A l'époque (il y a 5 ou 6 ans), les tarifs étaient relativement honnêtes comparés au tirage du magazine. Aujourd'hui, après changement de rédac chef (2 ou 3 fois), et peut être un rachat, les prix laissent plutôt rêveurs. Je vous laisse le soin d'y jeter un oeil ci-dessous ...

Price arrangements are made per article, count from the first page of the article in the magazine.

¼ page of text and/ or photo’s € 20,-
½ page of text and/ or photo’s € 30,-
1 page of text and/ or photo’s € 60,-
2 page of text and/ or photo’s € 75,-
3 page of text and/ or photo’s € 115,-
4 page of text and/ or photo’s € 125,-
5 page of text and/ or photo’s € 150,-
6 page of text and/ or photo’s € 160,-
8 page of text and/ or photo’s € 175,-

La couverture est payée 150€. Paraît que ce serait à cause du manque d'annonceurs, de l'économie qui va mal, que ça les arrangent pas, à cause de l'argent ...
En attendant, le rédacteur qui propose ce deal touche un salaire, lui ! Personnellement, je n'oserais pas proposer ce genre de tarifs pour la publication d'un reportage qui représente un investissement réel en temps (le temps sur place mais aussi celui pour préparer le reportage puis trier les images et écrire un article) et en argent (déplacement, logement, investissement matos). Ah oui, j'oubliais l'argument décisif, c'est génial d'être photographe de surf, la belle vie, la plage, y paraîtrait même que la misère est moins triste au soleil. Dans ce cas !
J'espère en tout cas qu'il y a moyen de s'arranger lorsque le reportage est très original et qu'ils veulent le publier à tout prix. En revanche, sans négociation possible, ces tarifs étant incompatibles avec l'exercice pérenne de la profession de photographe, ils ne risquent pas de recevoir de nouvelles photos de ma part...

30 janvier 2008

Différentes façons de voir la photo de surf

photo de surf, photographe de surf  Tom Servais
Au début, je voulais vous présenter les sites de quelques photographes talentueux à mes yeux. Mais comme souvent lorsque je me lance dans ce type d'article, je trouve tellement de choses à dire que le post s'allonge, s'allonge... Bonne lecture !

Un simple regard à un magazine spécialisé comme le numéro spécial photo de Surfer suffit pour se rendre compte de l'incroyable richesse de styles que l'on rencontre en photographie de surf. J'ai donc décider de vous présenter quelques photographes, une poignée parmi la multitude actuelle de photographes de surf, qui s'illustrent dans leur style respectif.


L'image sportive tout d'abord, la plus classique, c'est bien entendu les champions, les grands noms du sports mis en avant sur des vagues mythiques ou du moins magnifiques (ci-contre, le cut back cultissime de Tom Curren à Backdoor par Tom Servais). Le photographe immortalise un instant, le surfer est mis en avant, on voit les sponsors, la gerbe d'eau, le visage, la planche. Pas forcément au top de l'originalité, l'image fera néanmoins une belle pub, une couv de mag. Simple, efficace ! Mais ne vous laissez pas bluffer par l'apparente facilité, ce type d'image est loin d'être l'oeuvre d'un simple presse boutton. Car la belle image de sport, comme sait si bien la mettre en avant Gérard Vandystadt avec l'"Oeil Vandystadt", demande une vrai recherche. En surf, les ingrédients sont simples mais pas toujours très faciles à assembler : une belle lumière, un bon angle, une belle vague, une belle action, un beau champion, ajoutez un bon photographe et vous aurez une belle image. De grands noms de la photo de surf s'illustrent dans ce domaine. Ils font le tour du monde, sont potes avec les champions comme par exemple Bernard Testemale (qui officie chez TripSurf depuis des lustres), Sylvain Cazenave (distribué d'ailleurs par Vandystadt) ou encore le ricain de Surfing Mag Pete Frieden qui traine avec les frères Lopez et leur clique. Les spots sont les même d'année en année, les riders changent et il faut toujours proposer du neuf aux mag, nouveaux cadrages, nouvelles actions et cela représente un travail de chaque instant. De la fine gachette, aucun doute la dessus lorsque l'on jette un oeil aux images.

photo de surf, photographe de surf  Scott Aichnerphoto de surf, photographe de surf Clark Little
On reste chez les sportifs avec le photographe qui est lui même un sportif de haut niveau. Certains sont de vrais dauphins, ils nagent dans des vagues énormes à la limite de l'inconscience, plongent sous les sets... Comme je le disais dans d'anciens posts, le plus connu est sans doute aujourd'hui Scott Aichner, ancien pro du bodyboard, il est pour beaucoup le roi de la photo aqua dans les vagues hawaïennes ou de Puerto Escondido. Toujours chez les kamikazes Hawaïens, on peut jeter un oeil au boulot de Clark Little, le pionnier du surf dans le shore break de Waïmea bay. Bouffeur de sable devant l'éternel, il "aime capturer de l'intérieure (c'est le point important, ndlr.) le mélange de beauté et de puissance de ces vagues monstrueuses". En illustration ci-dessus, une superbe séquences signée Scott Aichner se faufilant entre entre le surfer et la lèvre de la vague à Off The Wall et une image artistique de Clark Little au coeur des turbulences d'un épais shore break. En France ou en Europe, les Timo, Gecko & Co. s'en sortent vraiment bien également comme en témoignent leurs nombreuses publications en presse et pub.

Combinant le "simple et efficace" des premiers à la témérité des seconds, des gars comme Tom Servais ou Tim Mc Kenna et tellement d'autres, parviennent à s'exprimer aussi facilement derrière un 600 mm que dans le tube. Le coté complet est important en photographie de surf. On fixe l'action depuis la plage, la photo aquatique permet de fixer également l'action, les ambiances de l'intérieur, rendant plus vivant le reportage tout en permettant au photographe de profiter un peu des vagues. Ci-dessous, Raimana Van Bastolaer en tow inn, une image de Tim Mc Kenna shootée de la passe de Teahupoo en bateau.
photo de surf, photographe de surf   Tim Mc Kenna

photo de surf, photographe de surf David Pu'u
Une approche choisie par une dernière série de photographes est le coté résolument lifestyle et "artistique". La recherche d'un petit quelque chose en plus qui fera que la photo ne sera pas une photo de plus. Il y a ceux comme le californien David Pu'u qui se mettent à l'eau à l'aube pour choper un rayon de soleil dans la vague, dans le tube. Ses images ont fait le tour du monde, de vrais bijoux (voir ci-contre). Il y a aussi ceux, comme l'ex surfer pro Joe Curren,
photo de surf, photographe de surf  Joe Curren
qui parvient à nous faire sentir l'ambiance, recherche la lumière pour nous sortir des images plates qui fleurissent sur le web à longueur de pages. Le "plus" peut aussi être apporté par des lieux différents, de nouvelles destinations, à ce jeu, le ricain de Honolulu, John S. Callahan, est sans doute l'un des meilleurs. Il parcourt le monde pour de nouvelles vagues, l'exotisme de nouvelles destinations. L'un de ses compagnons de voyages est Yep, présenté dans un post précédent. En France, l'as du line-up, ambiance, pourrait être un gars comme Yannick Le Toquin. Il écume les spots depuis des années en proposant un certain regard, essayant de montrer autre chose que ce que ses voisins landais produisent. En France aussi, à noter l'oeil de Greg Rabejac, malheureusement pas de site pour illustrer mon propos mais souvent de belles images sur les pages de vos magazines papiers préférés.

A citer aussi l'excellent travail du très complet Jon Franck. Je n'arrive malheureusement pas à trouver son boulot sur le web si ce n'est sur le fond d'écran shooté à Teahupo visible sur le site surfermag.com présenté ci-dessous. Placement impeccable derrière le champion du monde Mick Fanning dans le tube de Teahupoo. Tous les éléments sont présents, le tube, le surfer, les montagnes verdoyantes, les nuages, la lumière, quant à l'engagement, je vous laisse en juger ...
photo de surf, photographe de surf  Jon Franck

28 janvier 2008

Vivement les vacances

photographe de surf, le Pier de Malibu Beach photographe de surf, Kristen Pelou vague aux Canaries
Marre de l'hiver, de la flotte et des dépressions qui s'enchaînent, petit retour sur deux destinations spéciales "lumière" de la fin 2007 : la Californie en novembre, les îles Canaries en décembre ...
Je suis en train de travailler sur des tirages de photos prises durant les deux petits trips et également de sélectionner et scanner des images prises les années passées. La photo du pier de Malibu Beach au sunset que vous voyez ci dessus a été tirée en 50 x 50 cm sur papier fine art 320g de collection. Elle trône aujourd'hui trône sur le mur de la maison. Le dégradé du couché de soleil est incroyablement propre (merci la pollution de L.A. ?).

Façade rayée, photos foirées

photo sous marine en Grèce
En photo aquatique, la façade est un élément clé au moins aussi important que votre optique ou le capteur de votre boîtier.
Il faut prendre soin de ces bouts de pléxi, les protéger, les ranger, nettoyer, rincer , sécher car en cas de casse ou de grosse rayure, la facture peut être salée.
Je m'étais pour ma part bidouillé une façade pour mon fish-eye à l'aide d'un semi-dôme de compas pour la navigation que le service presse de Plastimo m'avait gentillement donné. Je l'avais fait fixer sur une épaisse plaque de pléxiglass que j'avais ensuite percée pour faire passer mes vis de serrage. Le système était très correct optiquement pour le type de photos que je souhaitais réaliser. Seul problème rencontré durant mes premières sessions photos : le dôme un peu large ne me permettait plus de bloquer correctement le boitier et son objectif à l'intérieur du caisson. Donc, après une bonne grosse bouffe sous une vague, le petit pare-soleil métallique du fish eye est venu frotter contre l'intérieur du dôme. Après quelques journées à ce régime, la façade avait un peu morflé ... Sur la photo ci dessus, on peut voir dans la partie inférieure gauche de l'image, le résultat des dizaines de micro-rayures causées par le frottement de l'angle du fish-eye. On cadre rarement l'élément principal d'un image en bas à droite mais comme sur la photo montrée plus haut, ce type de rayure peut gâcher même une photo de vacances ...
le kit Novus PolishPour avoir passé plusieurs semaines un été à poncer des coques et des moules de coques de bateaux étant jeune, je savais qu'il existait de la pâte à polir pour toutes sortes de plastiques. Pour mon plexi de façade, il fallait une pâte super fluide afin d'éliminer mes micro-rayures et ne pas en recréer d'autres. J'ai donc fait le tour du marché pour finalement trouver un truc pas trop mal : le "fine scrach remover" commercialisé par la société Novus Polish. On achète un petit kit composé de 2 ou 3 petits flacons à utiliser selon la profondeur des rayures. Attention si le cas se présente à vous, ne pas "poncer" trop localement au risque de créer un aplat qui fausserait lui aussi la qualité optique de votre façade.

04 novembre 2007

La vague la plus longue du monde

Vous connaissez tous Yep, au moins de nom. Il est l'auteur des très utiles guides Stormrider Europe et World publiés par la maison d'édition anglaise Lowpressure . Depuis plusieurs années, Antony Colas, c'est son nom, a entrepris de parcourir le monde à la recherche de vagues méconnues, 80 surftrips dans plus de 50 pays dit-il sur son site web Maldive surf. Antony a déjà publié deux guides, Stormrider World vol 1 & 2 dans lesquels sont recensées 2 x 80 des meilleurs spots du monde.

Aux dernières nouvelles, Yep et sa petite équipe rentrent de Chine où ils ont surfé le spectaculaire mascaret de la QianTang river dans les environs de Hangzhou / Shangai. Le brésilien Edouardo Bagé accompagné d'un autre rideur en stand up paddle auraient ridé la vague la plus longue du monde soit 1 heure 10 minutes de surf, environ 17 km de surf, les cuissots ont dû chauffer... L'événement a été salué par la presse chinoise titrant "Foreigners break the Chinese law and a surfing world record".
Pas mal de photos de ce mascaret ou "tidal bore" comme on, dit en anglais, avaient circulé en 2004 à l'époque du tsunami en Asie. Vous pouvez d'ailleurs voir quelques photos ici ou ci-dessous dans la petite vidéo YouTube

Plusieurs personnes se sont noyées au cours des dernières années en voulant observer le phénomène qui peut par endroit atteindre une amplitude de près de 30 pieds (9m), on est loin de la vaguelette de la Gironde. Les autorités locales ont interdit toute activité nautique sur la rivière en période de mascaret.

Coté qualité de la vague, est-ce une grosse mousse ou une belle face comme sur l'Amazone et son "Pororoca" ? J'attends avec impatience les images de l'expédition signées du grand triper installé à Singapour, John Callahan.

29 octobre 2007

Les dernières photos

photographe de surf, photo ambiancephotographe de surf en Bretagne

En pleine période de tri d'images avant de partir en vacances, je vous en sors deux prises la semaine dernière sur un petit spot en Bretagne comme il en existe plein. Il faut que je vous dise la lutte que c'est parfois de shooter des images en Bretagne, le temps qui doit passer au beau mais les nuages en décident autrement, la vagues qui arrivent mais à cause d'une petite pointe et d'une période trop courte, on voit la houle passer au large sans tourner dans la baie. Il fait beau, il fait beau, arrivé sur le spot, le vent tourne on et la pluie se pointe. Combien de fois ça m'est arrivé ce genre de truc. A tel point que pour continuer à nous motiver à aller faire des photos dans les conditions moyennes avec le Monbz (Philippe Monbet), on se disait il suffit d'une photo, un bon cadrage et hop, c'est dans la boite, ça sauvera la journée ...
Retour à l'histoire, nous avions été surfer ce spot la veille avec mon pote Dan. La bouée de mesure en Manche donnait environ 0,90m à 11s, j'espérais trouver 30 cm sur le spot, on avait des séries à la taille ou un peu plus. Le lendemain matin, re-check des bouées bien avant l'aube, la houle était arrivée, 1,5m à 12s, vent off, soleil prévu, ça va être le fire comme dans mes souvenirs les plus fous.
On arrive sur place, pas vraiment plus gros que la veille. Super déçu, je prépare le caisson étanche quand même pour aller me faire une session natation. J'aime l'ambiance de la photo n°1, un test pour voir si la connexion de la poignée gâchette du caisson marche. Dans l'eau, le coef de marée est un peu petit et donc la vague ne casse pas réellement sur le bon banc de sable mais quelques belles séries passent. 9h, le soleil doit se lever mais on ne voit personne se pointer, 9h30, 10h ... Rien, pas une miette de lumière, pas de vagues de toute façon, autant prendre du bon temps. Vive le N&B numérique ! Je vais peut être changer mon écran couleur contre un monochrome moi... Vivement la prochaine sess, je suis affûté comme jamais.

la photo aquatique se démocratise ?

En allant faire quelques courses chez des revendeurs de matos photo sur le web ce matin, j'ai découvert que les caissons étanches dédiés au surf fabriqués par Aquatech étaient désormais vendus chez des gros distributeurs de matos photo américains comme B&H photo video. Je vous rassure tout de suite, le prix n'est pas plus démocratique qu'avant, on reste dans de petits volumes de vente. Un effort a cependant été fait puisqu'ils proposent la façade arrière avec les réglages au prix qu'elle avait sans réglage il y a quelques mois. Je disais donc que la photo aquatique se démocratise du fait que les produits sont maintenant plus visibles, plus faciles à trouver pour le photographe lambda. Bientôt on pourra plus aller surfer tranquille sans qu'un mec traîne au line up avec ses palmes et son caisson.
Petite info en passant, au prix actuel du $$, le matos aux US est parfois à des prix intéressants. Pour le coté pratique, lorsque vous vous faites livrer, le transporteur, DHL par exemple, se charge du passage en douane (env. 10% en plus de droit pour que le produit entre France) et de la TVA (19,6% récupérable pour les pro).

25 octobre 2007

Voyager, toujours d'actualité ? !!

Photo de l'aile d'un Boeing 777-200 en vol entre Hong Kong et Paris
En cette saison de Grenelle de l'environnement, de prix Nobel de la paix pour Al Gore, où le réchauffement climatique et les émissions de carbone font la une des journaux, voici une question (le titre de ce post) qui me taraude l'esprit depuis un moment.
Un photographe est amené à voyager très régulièrement en avion, voiture, bateau. C'est à dire qu'en étant sans cesse en déplacement pour shooter de belles images et faire rêver les lecteurs, je suis "obligé" (??) de polluer cette planète ...
J'ai fais un calcul de l'estimation de mon empreinte écologique sur la planète sur earth day footprint quizz. Le résultat n'est pas très glorieux puisque si tout le monde vivait comme moi, il faudrait 4 à 5 planètes terre pour que tout le monde puisse survivre.

Autre site, autre test. L'association goodplanet.org présidée par Yann Arthus Bertrand permet par le biais du site Action Carbone d'estimer ses émissions en équivalent CO2 (*). Je vous invite à faire le test. Pour stopper l'accroissement de l'effet de serre, il faudrait que chaque habitant de la terre n'émette que 1,8 tonne d'équivalent CO2 par an. L'année 2007 n'est pas terminée, j'en suis à 27 tonnes soit 15 fois ce que la terre peut supporter ... On pourrait dire, c'est pas pour moi, c'est pour le travail, pour gagner ma croûte mais le résultat est le même, je produis 15 fois trop d'Eq CO2.

Un photographe voyage pour son boulot, un surfer voyage pour le plaisir. Le photographe de surf, lui, joint l'utile à l'agréable mais il voyage quand même. Contrairement à d'autres, je ne compense pas encore mes émissions de CO2 en plantant des arbres, en investissant dans la production d'énergies renouvelables ou comme le propose une association, "aider le Sud à ne pas répéter les erreurs du nord". Je réfléchi très sérieusement à une solution mais une première étape est dèjà de se rendre compte des conséquences que ces gestes du quotidien engendrent. Plusieurs solutions sont proposées par diverses associations. Allez voir les sites et les solutions proposées par Urgence Climat ou CO2 solidaire pour tenter de neutraliser son impact environnemental.
Bon, je vous laisse plancher la dessus, je file cruiser sur le périph' dans mon nouveau pick-up ...

* - Les gaz à effet de serre visés par le Protocole de Kyoto en vue de leur réduction sont le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CO4), l'oxyde nitreux (N2O), l'hydrofluorocarbures (HFC), le perfluorocarbures (PFC) et l'hexafluorure de soufre (SF6). Les quantités d’émissions de ces gaz à effet de serre sont exprimées en équivalents CO2. On utilise cette méthode de mesure des émissions pour tenir compte du fait que chaque gaz à effet de serre a un potentiel de réchauffement planétaire (PRP) différent. Une tonne d’un gaz à effet de serre est donc pondérée de façon à correspondre au nombre de tonnes de CO2 qui serait nécessaire pour produire un réchauffement climatique correspondant à l’échelle planétaire. (GGÉF 2004)

22 octobre 2007

De retour au bureau Part II

portrait Kristen Pelou sur Fujifilm France
Belle surprise lorsque j'ai appris que Fujifilm France souhaitait réaliser une petite interview de moi pour illustrer la section portrait du magazine en ligne de la société. Le petit portrait a été mise en ligne la semaine dernière illustré de 6 images de surf. Le texte est un peu romancé notamment sur les destinations obligées que sont Hawaii et l'Australie car dans ma quête de la lumière hors des sentiers battus, j'ai toujours estimé, sans doute à tord, je m'en rend compte maintenant, que ces destinations étaient déjà bien assez peuplées pour aller y traîner mes objectifs. Ca va changer, je vous rassure, très prochainement même. Pour en revenir au sujet, je n'utilise plus de films Fuji (Velvia) depuis le déferlement de la vague numérique (près de 2 ans en 100% digital pour moi), je suis toutefois très heureux de l'intérêt porté à mon travail. Vous pourrez jeter un oeil à ce portrait en suivant ce lien .

Fin octobre, de retour au bureau Part I

Il est tout beau tout chaud, le dernier numéro du magazine Trip Surf vient de sortir avec un petit sujet sur le surf à Belle île en mer dans le sud Bretagne. Vous trouverez ci-dessous quelques images basse définition de l'article, une galerie vient par ailleurs d'être mise en ligne sur mon site pro (Surf Bretagne, Belle Ile).

Photo de surf en Bretagne, Belle ile Kristen PelouPhoto de surf en Bretagne, Belle ile Kristen PelouPhoto de surf en Bretagne, Belle ile Kristen Pelou


photo de surf, Dan Billon pub Rhini wetsuits

Dans ce même numéro de Trip Surf, vous pourrez également trouver une pub A4 pour les nouvelles combines Rhino. La marque de Cornouaille (UK), spécialisée dans la bagagerie (boardbags...) sort depuis quelques années une gamme de néoprène testée et approuvée par mes soins (entre autres !). La photo de la pub a été shootée à Supertubos au Portugal en début de printemps. Ma vieille combine étaient trempée de la session de la veille et le vent de nord-est glacé ma permis de taxer à Dan (le gars sur la pub) sa combine qu'il avait mis tout l'hiver. Après plus de 3h (de 6h30 à 9h30-10h du mat') à baigner comme une otarie dans un line-up bien mouvant, je suis ressorti les pieds en sang à cause de palmes merdiques. Je n'avais rien senti à cause du froid mais au niveau du corps protégé par le néoprène, j'étais encore chaud comme une baraque à frite. Inutile de préciser qu'avec ma vielle combine, je tremble de froid après à peine 1h30 dans l'eau... Depuis cette session, je tanne Dan pour qu'il me chope un price dément sur un de ces merveilles. Dépêche toi Dan, l'hiver approche ... La pub a été montée par l'ami Myredje du burlingue.

06 juillet 2007

Mode d'exposition photo : automatique ou manuelle ?

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Depuis l'avènement du numérique, exposer correctement ses photos est devenu beaucoup plus facile. On voit sur l'écran le résultat, on a accès aux histogrammes, les zones surexposées clignotent (...) ce qui permet de corriger le tir sur le vif. En cas d'erreurs répétées, le post traitement des fichiers numériques sur l'ordinateur donne droit à une seconde chance : corriger les courbes, créer des calques pour retoucher les zones sombres, les zones claires, rééquilibrer l'image.
Il faut savoir tout de même que tous ces outils bouffent un temps énorme. On peut certes automatiser en partie les processus mais l'idéal est tout de même d'exposer correctement dès le départ.

En photo de glisse et sur la mer en général, beaucoup de paramètres varient très rapidement et sont suceptiles de fausser les mesures de la cellule. Quelques exemples parmi tant d'autres :
- la vague est belle, l'eau est bleue sombre, elle casse, la mousse est blanche éclatante. Trompée par toute cette lumière réfléchie par le blanc de la mousse, la cellule va alors modifier l'exposition. Votre photo sera sous ex, toute grise.
- contre jour. Vous shooter un surfer en contre jour, hors mesure spot ou centrale, la cellule mesure l'exposition générale de la scène. Votre sujet, le surfer, selon la distance et son importance sur la photo, sera soit complètement noir (effet silhouette), soit correctement exposé, le reste de la scène sera à l'inverse soit correctement exposée, soit sur exposée. Vous devez faire un choix et éviter que le boitier ne le fasse pour vous.
- vous êtes sous les tropiques, gros plan sur des kite qui sautent au fond de la baie avec une montagne toute verte de cocotiers derrière. Si vous ne faites pas gaffe, la mesure peut etre faussée par le vert des arbres et transfomée votre belle ambiance tropicale en quelques chose de surexposé, fade et terne.
- watershot en photo de windsurf ou kite, les riders passent dans tous les sens, parfois le soleil entre dans le cadre, l'expo automatique part dans tous les sens. Parfois ça donne des trucs magnifiques, parfois non.

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Ne laissez pas votre boîtier décider à votre place, faites des choix, exprimez vous. La façon dont vous exposez vos photos peut être aussi importante que votre cadrage. Les mécanismes s'acquièrent avec l'expérience, ça fait partie de l'entraînement. Faites des photos, faites des tests afin de connaître votre boîtier sur le bout des doigts. Car en photo, si vous foirez votre coup et loupez le moment, il y a peu de chance qu'il se présente à nouveau.
Je vous ai mis deux petites banderoles d'images qui pouvaient être traitées de multiples façons à la prise de vue, privilégier le sombre, la lumière, le soleil. J'ai fait un choix mais est-ce le meilleur ? En matière d'exposition comme en cadrage, il n'y a pas de vérité absolue.

Autrefois, beaucoup de pro travaillaient en tout manuel et mesuraient la lumière avec une cellule à main, vous savez la petite boite noire avec la petite boule blanche dessus. Aujourd'hui, certains, sûrs de leurs boîtiers font confiances aux automatismes. J'en ai vu pas mal sur les régates par exemple. La majorité fait tout en manuel en donnant un coup d'oeil à ce que propose la cellule du boîtier de temps en temps. Faites vos jeux !..