05 juillet 2009

Les barèmes de l'UPC 2009 accessibles

Combien vendre ses photos - les baremes UPC 2009 - Blog watershot Kristen PelouPlus besoin d'être membre de l'Union des Photographes Créateurs pour avoir accès aux fameux barèmes de droits d'auteurs pour les oeuvres de commande ou préexistantes. Il suffit maintenant de le télécharger ici pour connaître les tarifs conseillés par l'UPC pour vendre vos images.
Ces barèmes sont réputés être très élevés, voir inapplicables, c'est de toute façon ce que vous répliquera l'acheteur, cela dépend aussi du secteur dans lequel vous travaillez. Mais sachez toutefois que les tarifs présentés dans ce document ne sont pas tombés du ciel, un beau jour. Ils sont revus, corrigés, de façon régulière, les appliquer, ou du moins, en tenir compte, permettrait peut-être de rendre un peu plus pérenne l'activité de photographe auteur. Etant donné, l'état du marché, tout cela arrive sans doute trop tard mais un peu d'optimisme n'a jamais fait de mal. Peut être l'époque du chacun pour soi tire t'elle à sa fin. Vous pouvez aussi jeter un oeil à ce petit article que j'avais fait il y a quelques temps sur le cost of doing business. Moi, avant d'avoir ces barèmes, je m'étais créé un compte sur Getty et je me servais de leur calculateur de prix pour fixer les miens, simple et efficace, comme j'aime.

03 juillet 2009

Un WE sur l'eau

photo de catamaran de sport, Raid Emeraude 2009, photo ©Kristen PelouAvant de partir en Russie, j'ai passé un petit WE sur l'eau. Je fais du bateau depuis mon enfance, en Bretagne, vous trouverez d'ailleurs certainement plus de mecs qui savent naviguer et tirer sur des bouts que des mecs sachant surfer. Chaque année, je fais donc les photos du Raid Emeraude. Dans le jargon, on appelle ça une "régate saucisson", une régate de quartier, un truc pour le fun. Chaque édition de l'événement rassemble une petite centaine de bateaux sur un parcours mouillé entre le Cap Fréhel, Dinard, St Malo et la Pointe du Groin vers Cancale. Pour shooter, j'utilise depuis 2 ans un 100-400 L pour la majorité des images, histoire de lui faire prendre l'air, c'est pratiquement sa seule occasion de sortir de la valise, le pauvre !.. L'idéal ensuite est d'avoir un bon semi-rigide type zodiac et surtout un bon pilote.
Cette année, tous ces éléments étaient réunis. Tous ? non, en fait, le bateau était bon, le pilote aussi mais un bricoleur du dimanche (saoul ?) avait remonté la direction à l'envers après l'hiver. Vous voyez le tableau, tu tournes le volant à droite, le bateau tourne à gauche. C'est marrant au début, fatiguant quand on doit négocier la houle et le clapot, ça devient plus dangereux lorsque l'on se retrouve au milieu de la flotte lancée sous spi. Dans ces cas là, les réflexes reprennent le dessus ce qui nous a obligé à nous éloigner de l'action avant de se faire couper en deux par une étrave ou de se prendre un tangon de spi entre les deux yeux. Un bon paquet de photos nous sont passées sous le nez malgré mon téléobjectif. D'ailleurs, à ce propos, pas mal de personnes pensent qu'avoir le gros télé fait toute la différence. En fait, la clé en photo de bateau (comme ailleurs), c'est de savoir où se placer pour obtenir la photo voulue. Tu n'attends pas que le bateau se pointe vers toi en le regardant dans le zoom. Non, il faut savoir où le bateau va aller et se positionner en conséquence selon l'optique vissée sur le boîtier et surtout le but recherché. Et c'est pas parce que l'on a un gros télé qu'il faut nécessairement être loin.

Moi ce que j'aime c'est la photo au petit télé, je fuis les embarcations trop lourdes et peu maniables type vedettes avec sundeck pour la pêche au gros, trop d'inertie, de roulis, sans parler des odeurs de gasoil sur le pont arrière. J'aime le zodiac, petit, léger, maniable (humide). A noter aussi depuis quelques années (depuis le 600 f4 IS ?), beaucoup de gars shootent au 600 f4 à main levé. J'ai vu certains photographe pas plus épais qu'une allumette se servir du monstre toute la journée à bout de bras et ramener de bonnes images. J'ai donc essayé de trimballer l'engin sur une régate. Je suis tellement habitué à l'utiliser avec un trépied que ça a été l'enfer. J'ai vite repris le 70-200 mais l'expérience mérite d'être renouvelées, ça ouvre d'autres angles. Faudrait que je m'entraîne un peu sur terre ! Aller, je file faire une série de pompes sur un bras (le gauche, c'est celui qui tient l'objectif) et à plus tard.

PS : surf, voile, catamaran, le Hobie de "Hobie Cat" ça vous rappelle pas le surnom d'un obscur surfer/shaper du sud californien des années 50, un certain Hobart "Hobie" Alter ?
photo de catamaran de sport, Raid Emeraude 2009, photo ©Kristen Pelou

29 juin 2009

Bons baisers de Russie

piscine du Hyatt Regency à Ekaterinbourg, russie - Pool at the Hyatt Regency in Ekaterinburg, Russia, Photo ©Kristen PelouC'est marrant de voyager, de voir du pays mais tout seul, même à la pistoche classe d'un hôtel, on peut se faire chier !.. Qui l'eût cru ! Pour mon deuxième mini périple dans le pays le plus grand du monde, je suis allé dans une ville de l'Oural dénommée Ekaterinbourg (le bourg de Catherine, la femme du tsar Pierre le Grand, on a bien notre Bourg la Reine en France alors !). C'est une ville située à l'est des monts Oural qui a été fermée au tourisme jusque dans les années 1990 en raison des industries de pointe installées là par Staline car hors de portée de l'aviation Allemande pendant la seconde guerre mondiale. Je ne parle pas un mot de Russe mais je tâche de faire des efforts (j'en suis à "merci" et "bonjour"). Je ne suis donc pas resté bien longtemps à la piscine (chiant), j'ai été voir ce qui se tramait dans le bourg et c'était drôlement intéressant de voir à quoi ressemblent des vrais Russes : ils boivent de la bière dans la rue, on se serait crû à Brest, les filles sont plutôt minces et font attention à leur look, les mecs typés slaves ont des cheveux comme des baguettes, la mode est au court devant long derrière, un peu comme au pays basque. J'ai rarement vu autant de BMX et de Porche Cayenne. Intéressant quoi !..

23 juin 2009

Mon G10

Photo Canon G10 - photo ©Kristen PelouEn début d'année, je me suis acheté un petit G10. Un compact de chez Canon que je trouvais un peu laid au début (trop anguleux) mais auquel je me suis habitué.
Je cherchais un petit appareil photo que je pourrais trimballer partout où je vais, qui sortirait de bonnes images, tiendrait dans la pocket et me permettrait, pourquoi pas, de faire une publi de temps en temps. J'ai fait un peu le tour de ce qui existait et j'en suis arrivé au G10. Le fait que ce soit un Canon et que je n'ai pas besoin de charger de logiciel d'autres fabriquant a sans doute joué mais pas seulement : il a un zoom stabilisé équivalent à un 24-105mm avec une ouverture glissante de 2.8 à 4.5, une bonne optique, un bel écran, l'option RAW, une bonne ergonomie, je vous laisse consulter le reste des détails de la fiche technique moi, ceux là me suffisent.
Sur le terrain, coté qualité photo, c'est pas mal du tout même si comparé à mes autres boîtiers, je trouve la profondeur de champ énorme même à 2.8 et délicate à gérer (le capteur est tellement mini), le grain à partir de 400 Iso commence à être important mais surtout, les contrastes sont violents, je veux dire par là qu'il n'encaisse pas très bien les fortes différences d'exposition. J'arrive à récupérer un peu avec le RAW mais ça rajoute du boulot et c'est pas le but.

Le but, l'essentiel même, c'est que comme prévu, il me suit partout et c'est un vrai bol d'air. Je peux à nouveau prendre des photos de ce que je veux sans me poser de questions, comme avant que je ne fasse de la photo mon métier. J'ai fait plein d'images avec depuis que je l'ai, des choses que je vois et dont je me dis "ça aurait été marrant en photo " mais que je n'aurais jamais pris s'il avait fallu que je trimballe un reflex et ses objectifs. C'est un peu le retour du plaisir de photographier tout ce qui me passe par la tête, des ambiances, des potes, des paysages, des snapshots. J'ai l'impression que le jouet est à la mode chez les photographes car le temps que je publie ce billet, un autre a déjà publié le sien...
Un petit aperçu ci dessous avec quelques images de potes pendant le championnat de France Masters à Bidart et une image de l'incroyable série "le plat du jour". Il y a plein d'autres images ainsi qu'une petite vidéo faites avec ce boîtier sur le site du burlingue. Désolé pour la mise en page des images, pas facile facile avec blogger.

Légendes (photos de h en b et de g à d) : Phil, Erwan & Mitch prêts à prendre la route; Scott avant un soirée de night clubbing; Yves S. et son 400 2.8; Mitch avant sa série, des gobelets de bière de la soirée organisée par le Bidarteko SC; un panneau à l'entrée d'un "restaurant" biarrot; et finalement, 9 plats du jour bien appétissants...
Photo championnats de France de Surf masters à bidart avec un Canon G10 - photo ©Kristen Pelou
Photo championnats de France de Surf masters à bidart avec un Canon G10 - photo ©Kristen Pelou
Photo championnats de France de Surf masters à bidart avec un Canon G10 - photo ©Kristen Pelou
Photo championnats de France de Surf masters à bidart avec un Canon G10 - photo ©Kristen Pelou
Photo championnats de France de Surf masters à bidart avec un Canon G10 - photo ©Kristen Pelou
Photo championnats de France de Surf masters à bidart avec un Canon G10 - photo ©Kristen Pelou

Photo le plat du jour avec un Canon G10 - photo ©Kristen Pelou

12 juin 2009

Fâché ...

Derby Kitesurf La Baule, photo Kristen Pelou Je lisais il y a quelques temps un petit papier sur l'importance de bien comprendre et bien différencier une personne morale d'une personne physique (ici).
Un photographe, par exemple, lorsqu'il exerce son activité comme auteur, est une personne physique, quelqu'un de chair et d'os qui parle et signe des contrats en son nom. Le responsable com' d'une société, en revanche, il fait partie d'une compagnie et signera un contrat au nom de cette compagnie. Tout ce qu'il vous a dit, ses promesses vous faisant miroiter des cachets mirobolants sur de futures collaborations, les "on l'écrit pas noir sur blanc mais on sait tous les deux à quoi s'en tenir, parole d'homme...". Bref, tout ce qui n'est pas sur le contrat ne vaut rien et même si le gars (comme c'est souvent le cas) est de bonne foi, tout partira en fumée lorsque le gars changera de boîte ou s'il transmet les photos au gars du bureau voisin sans lui préciser les droits d'utilisation. Et du coup, quelques temps plus tard, vos photos se retrouvent sur des pubs alors que le deal ne concernait que de la PLV ou un dossier de presse. Certain encaissent sans broncher, d'autres s'en foutent, moi non ! Le respect des conditions d'utilisation ou du crédit photo, c'est la base de notre boulot !
Comme tout le monde, à mes débuts, je me suis fait avoir. Aujourd'hui, je tâche de faire le tour du sujet sur mes devis, contrats de session de droits et autres bons de dépôts livrés avec les photos.

Vous allez vous dire "il lui en arrive des histoires à lui !", mais voilà que pas plus tard qu'avant hier (mercredi), en me baladant virtuellement sur la toile (on dit aussi surfer sur le web), je suis tombé, via Google Image, sur quelques unes de mes photos tranquillement postées sur Flickr. Pas de crédit et des images téléchargeables. Pas en haute def, comme je l'ai cru au début (les images juste après les miennes l'étaient en revanche), mais déjà à une taille suffisante pour que cela soit publiable en 1/2 page dans un magazine.
Tout cela partait d'une bonne intention : j'avais fait des photos sur un événement deux années consécutives. Quelqu'un s'est dit : au lien d'encombrer notre propre site avec les galeries photos, autant aller mettre tout ça sur ce site super qu'est Flickr et le tour est joué.
Dans ce tour de passe passe, on oublie que sur le site du client, la série d'images est parfaitement identifiable, avec crédit photo et peut-être même légende (on peut rêver). Que le site du client est en endroit où on va voir les images de l'événement alors que sur Flickr, on peut tomber dessus avec des mots clé, des moteurs de recherche. Qu'en gros, quelqu'un qui cherche une image de kite, par exemple, pourra tomber sur ces photos et les utiliser comme bon lui semble (je pensais que, comme c'était là, je pouvais m'en servir). L'audience n'est pas la même, les motifs de visite non plus.
Tout ça pour dire que sur le coup, je n'étais pas content (j'étais fâché). Alors j'ai envoyé un petit mail aux personnes avec lesquelles j'avais dealé mon contrat et en quelques heures, les photos avaient disparues de Flickr. Je suis OK pour qu'elles y reviennent mais avec un filigrane et mon nom précisé SUR chaque photo.
Depuis quelques temps, je préfère prévenir que guérir car j'en ai un peu marre de courir après les utilisations commerciales non autorisées. A chaque fois, il faut réclamer son dû et de ce fait passer pour l'empêcheur de tourner en rond (en d'autres mots, le connard, le chieur, le mec pas cool avec qui on ne retravaillera pas). Croyez moi, voir un bus passer avec sa photo dessus, ça fait un choc au début.
J'ignore votre position sur la question, j'estime pour ma part qu'il est un peu candide de croire à la sécurité apportée par la licence "Creative Common" de Flickr. Personne ne lit ce genre de truc, celui qui veut une photo pour une utilisation commerciale va la pomper sur ce site gratuitement, la bidouiller un peu et le tour est joué. Je parle ici d'utilisation commerciale, l'usage strictement privé ne me dérange pas. Si vous avez un avis différent, je serai heureux d'entendre vos arguments (bétons les arguments, j'attends du sérieux).

09 juin 2009

Le monde de la photo de surf

Vous pouvez en connaitre un peu plus sur la vie d'un photographe de surf en mattant cette interview filmé de Jeff Flindt, senior photographer à Surfing Magazine sur le site du logiciel d'Aperture d'Apple. C'est en anglais mais tout de même facilement compréhensible. Vous pouvez le mater en streaming en cliquant sur le lien ou télécharger le fichier .mov d'environ 300Mo et le mater plus tard. Il nous montre son matos, son caisson, ses sacs, ses objectifs, son drôle de casque... On apprend aussi que le garçon ne fait pas de surf mais pratique le free diving pour s'entraîner en vue de ces longs marathon de photo aquatique à Hawaii.

A ce propos,  pour ceux qui cherchent à améliorer leur souffle en vue de prochaines sessions de watershoot, je viens de lire ce petit article sur Stéphane Mifsud, un apnéiste français qui vient de tenir 11'35" sans respirer dans une piscine dans la position dite du macchabée (sic). Vous n'atteindrez jamais ce niveau mais pour vous exercez, faites le sur votre lit plutôt que dans votre baignoire, ça limitera les risques si vous tombez dans les vap' en tentant d'aller trop loin.
Pour en revenir à Surfing Mag, les deux mag ricains Surfer mag et Surfing appartiennent au même groupe de presse  (Source Interlink) et ce groupe de presse est passé pas loin de la banqueroute (voir Stab Mag). Nous, on a perdu TripSurf. A l'étranger, tout le monde ou presque s'en fout, mais imaginez le scénario sans ces deux mastodontes du monde du surf, ça laisserait un paquet de photog' sur les dents...  Pour le moment, les deux magazines sont, parmi la multitude de magazines du groupe, ceux qui ramènent du cash dans les caisses, attendons la suite des événements.

Liens auxquels ce post fait référence : Surfing Magazine, Aperture, Stéphane Misfud, stab mag

04 juin 2009

Le travail d'un autre

Sur les bons conseils d'un ami photographe breton, Erwan Crouan, je suis allé visiter le site de Paul Nicklen. Un canadien qui a grandi parmi les Inuits sur Baffin Island, une île située entre le Canada et le Groënland. Ca caille sévère là bas y paraît. Après des étude de biologie marine (...), il s'est lancé dans la carrière de photographe avec en option des balades dans la toudra seul pendant des mois en compagnie des loups et des ours. Un de ses buts est de réduire le fossé qui existe entre la recherche scientifique et le public. Il écrit des articles et est publié depuis quelques années dans National Geographic (entre autres). Allez jeter un oeil à son site, dans chaque galerie, il y a au moins une ou deux images incroyables. J'aimerais être en mesure de proposer des sélections d'images aussi qualitatives.
Sur la photo de droite un léopard de mer vient renifler le hublot de son caisson (belle bête), il nage aussi avec les ours polaires... Ce n'est pas la plus belle de la série (elle n'est pas de lui !), mais elle illustre bien le travail du Monsieur.

Liens auxquels ce post fait référence : Paul Nicklen, Erwan Crouan

02 juin 2009

Interview dans Surf Report

Pour lire la suite de ce petit portrait/interview, suivez le lien en cliquant sur l'image ou par ici


Merci à Mitch du site Surf Report sur lequel (je précise pour ceux qui débarquent) vous pouvez checker les prévisions de houles et les conditions de surf en direct des spots ainsi que les news, les compet, les itw des champions, j'en passe et des meilleurs.

Liens auxquels ce post fait référence : Surf Report

31 mai 2009

Les gouttes sur la façades - Part II

Nous en avions parlé dans l'un des premiers posts de ce blog : "Comment éviter les gouttes sur la façades" Je viens de tomber sur ce document pdf rédigé par le construceur de caissons Essex proposant un technique totalement différente :
Pour eux, je fais ici un petit résumé en français, les gouttes d'eau ne restent pas sur une surface totalement propre et lisse. Ils conseillent donc de nettoyer sa façade sans arrêt, de la waxer et de la lustrer avant d'aller à l'eau. Ainsi, on élimine les petites impuretés sur lesquelles les gouttes s'accrochent. Une fois dans l'eau, l'effet diminue rapidement (à cause de l'eau salée et des crasses présentes dans l'eau), on peut alors se curer le nez ou les oreilles histoire de ramasser un peu de "earwax" ou de "body oil" (que l'on trouve parfois en abondance autour du nez des mecs à la peau grasse que l'on reconnaît à leur visage luisant, ndlr.). On étale le tout sur la façade que l'on plonge dans l'eau pour la ressortir rapidement. Si l'eau coule dessus, vous pouvez continuer à shooter, sinon, retournez à la pêche !.. Vous pouvez enregister la doc technique en pdf ici, ils parlent des gouttes d'eau à la page 9. J'ai vu aussi des mecs qui se baladent autour du monde avec leur flacon de produit vaisselle dans la valise Pélican (pas mal, j'ai testé aussi).

J'ai tenté la technique à mes débuts mais m'étais rendu compte qu'en windsurf par exemple, le vent violent fait voler de micro particules d'eau constamment, comme le spray derrière la vague en surf (imaginez donc les photos de windsurf dans les vagues, y'a de l'embrun !). Ces micro gouttes d'eau ne tombent pas, il aurait fallu alors replonger toute la façade dans l'eau pour que tout le rideau glisse d'un coup. Plutôt que de luter contre l'eau (façade niquelle, rain X...), je me suis dit qu'il fallait sans doute mieux faire avec. Un ancien de la profession m'avait alors conseillé de conserver le caisson le plus longtemps possible sous l'eau entre deux vagues et de cracher dessus (comme un lama) de façon régulière afin de garder en permanence un film d'eau uniforme sur la surface de la façade ... Le constructeur Del Mar préconise la même technique comme vous pouvez le lire ci dessous :

AVOID WET SPOTS ON YOUR IMAGES
• Preventing water drops from getting on your port is a major factor in getting high quality images from your camera housing. To avoid water droplets forming on your port, use saliva, and periodically dunk it under the water so that the port is constantly covered with a layer of water. This is called a “wet port”, and is best used when shooting with wide-angle lenses, such as a 10-22 or a fisheye, or in most situations shooting video.


Si vous avez votre technique à vous, n'hésitez pas à la proposer !

26 mai 2009

Diablerie ...

On nous aurait menti sur la solidité des caissons ? Voici en image un caisson Aquatech (pas le mien !) fraîchement sorti de sa boîte de livraison alors qu'il était parti en maintenance chez le fabricant. A la réception du mien, son aspect tank m'avait presque fait penser qu'il pourrait arrêter des balles. En l'étudiant de plus près, son poids (pourquoi si lourd ?), l'observation de la section (très épaisse), la présence de petites bulles, m'a laissé quelques doutes sur son mode de fabrication. Doutes qui se sont rapidement dissipés à l'usage (il marche bien !).

Vous trouverez toutes la discussion (en english) qui a suivi l'envoi de ces images sur le forum du site Surf Photographers United.
Pour résumer un peu la discussion (excusez moi, j'ai un peu déformé les propos), un mec dit : "le plasique c'est merdique, achetez un caisson en aluminium chez SPL, au moins du métal, c'est costaud". A quoi Timo répond : "le métal c'est bien mais ça se déforme, j'ai un caisson pour flash qui ne ferment plus car il est voilé et les trous ne sont plus en face pour enfiler les vis...". Intervient alors Philippe de Liquid Eye. Pour lui, le plastique c'est fantastique (léger et costaud) mais le caisson de la photo est en résine simple, il n'y a pas de fibre pour en assurer la structure, la résistance aux impacts. C'est du plastique moulé (voir le site du sous traitant ici) avec donc une résistance aux chocs très moyenne. Un autre intervenant arrive avec ce que je garderai comme mot de la fin : "pas de panique les gars, la partie la plus fragile du caisson n'est pas le caisson en lui même mais plutôt la façade en plexiglas (face avant en acrylique), un matériaux que tous les fabricants utilisent pour les façades".

En conclusion (personnelle), il n'y a pas de solution miracle, faites le tour des fabricants, renseignez vous, évitez la poste australienne et prenez soin de vos joujoux. Emballez les, protégez les, car comme avec les planches de surf, c'est très souvent en les trimballant que l'on fait les pets !

Liens auxquels ce post fait référence : Surf Photographers United

25 mai 2009

Un caisson étanche éco

Comme me l'avait précisé Julien Gazeau dans le post précédent sur le caisson étanche pour un EOS 5D mkII, Liquid Eye propose un e-model (e pour économique) pour environ 700 €. Après un petit email à Philippe Chevodian, le fabricant des caissons, voici quelques informations complémentaires.
e pour économique mais juste sur le prix, pas sur les matériaux ni la fabrication me précise tout d'abord Philippe.  Les e-models sont fabriqués avec les même matériaux (sandwich fibre-époxy-résine mousse très haute densité) et le même soin que les pro-models. 

Le prix du pack C1900 est de 995 USD (donc environ 770€ au cours du dollar actuel). Le pack comprend le caisson, une poignée (pistol grip) simple déclenchement PG4 (pas de mise au point) et d'une façade simple. La façade simple est une façade avec un tube d'extension de 70mm de diamètre et 30-40mm de longueur (ajustable sur demande) pour un objectif type 20-24-28-35 ou 50 mm. Ce modèle, le C1900 convient à pratiquement tous les petits boîtiers Canon ou Nikon équipés d'une prise de télécommande filaire (EOS 10D, 20D, 30D, 40D, 50D, 5D, 300D, 350D, 400D, 450D et Nikon D200, D300, D700). Pour les boîtiers plus gros type EOS 1D, Nikon D2/3 ou D700 avec booster, il faut commander le pack C1950 qui est au prix de 1195 USD (soit env. 900€ au taux actuel).
Le délais de livraison est de 20 jours à compter de la réception de l'acompte. Plus de details sur le site de Liquid Eye.

Plusieurs options sont ensuite disponibles :
- il est possible de choisir une poignée PG3 à la place de la PG4 et bénéficier ainsi de l'autofocus (ça peut être pratique) pour 50€ de plus.
- à la place de la façade simple décrite ci-dessus, vous pouvez choisir une façade dôme pour le fish eye pour 20€ de plus.
- le "zoom control" (la petite manette sous le tube de la façade qui permet de changer de focale) est disponible depuis peu pour 80€ de plus.

Attention, la façade simple ne permet pas de faire rentrer un gros zoom (faut mesurer), il faut demander directement au fabricant pour des façades pouvant accueillir un 70-200, un 16-35 ou encore un zoom télescopique type 24-70 f2.8.

Attention encore, les prix donnés ci dessus ne marchent que dans le cadre du pack : pour 20€ de plus vous n'aurez pas la façade simple ET le dôme fish eye...

Avantages et inconvénients du système
les  +
- le prix
- la qualité de fabrication
- les options très peu onéreuses pour rendre le caisson plus polyvalent
-  si vous changez de boîtier, pas besoin de racheter un caisson. Le boîtier est bloqué avec des jeux de cales en mousse à l'intérieur du caisson.
- ils ont de la gueule !

les -
- on n'a pas tous les petits boutons de contrôle : diaph et vitesse par exemple puisque la position de ces boutons varie sur chaque boîtier. Donc, on met en tout auto ou alors en manuel sans pouvoir régler ensuite.
- faut trimballer les façades entières (chargement  du boîtier par l'avant du caisson) et pas juste le tube allonge contrairement au modèle pro (à chargement arrière) où tous les fronts sont compatibles avec tous les caissons (mais ici, c'est le caisson qui est compatible avec tous les boîtiers donc pas besoin d'avoir plusieurs caissons...)

Liens auxquels ce post fait référence : Liquid Eye

21 mai 2009

De bien belles palmes

Future Fins, Viral Surf, photo Kristen PelouUne bien belle série d'ailerons ou comme on dit dans le surfing français, des dérives ! En américain, on dit "fin", comme un trifins pour une planche à 3 dérives et non un planche à 3 palmes... Un même mot pour dire plusieurs chose (fin = palme, aileron de surf, aileron de requin...), voilà qui a posé quelques problèmes de traduction dans certains vieux Surfer's Journal du type "je venais de casser ma palme du milieu..." C'est à se demander si le traducteur sait surfer. Je suis un lecteur régulier du mag et avec "la houle commencer à pomper " ce sont mes erreurs de traduc préférées. Je vous conseille de lire les vieux numéros pour dénicher ces pépites.
Ces jolis Future Fins bien alignés sont maintenant distribués par Viral Surf qui distribue également tout le matos pour se construire une board, du plug de leash en passant par le pain, la résine jusqu'au posca pour peaufiner la déco. L'équipe Viral gère aussi le site Your Surfboard qui recense et donne des news des différents shapers (qui se sont donné la peine de remplir leur fiche) ainsi que du biz surf (shop -écoles...) en général.

Liens auxquels ce post fait référence : Viral Surf, Your Surfboard, Viral Blog, Kristen Pelou (stock)

17 mai 2009

Un caisson étanche pour l'EOS 5D MkII

Si, comme moi, vous hésitez à acquérir ce nouveau jouet pour vos prochains shootings, sachez que les caissons étanches pour le Canon EOS 5D MkII (quel nom à la con) sont sortis chez un certain nombre de fournisseurs.

Caisson étanche, Hessex Surfhousings blog Watershot Kristen Pelou Chez Hessex Surfhousings (US), le pack caisson + dome fish-eye revient à 1400 USD. Notez le travail sur les boutons de commande à l'arrière du caisson. Ils appellent ça les "Face Friendly push-buttons", c'est à dire que tu ne risques pas de t'égratigner la face sur les boutons métalliques qui dépassent en regardant dans le viseur. On visse la façade avec de boulons ce qui est parfois un peu long (le bout des vis sont-ils amateurs de chair fraîche ?) mais on peut changer le collimateur autofocus directement sans avoir à reprogrammer les fonction personnalisées de son boîtier.

Chez Aquatech (AUS - US), le caisson D35 qui convenait (avec quelques modif') aux petits boitiers Canon (20-30-40-50 et 5D) n'est pas compatible, le système change et le caisson seul se trouve à 1894,95 USD chez B&H photo video à NY/NY. Notez qu'Aquatech est distribué en France chez Objectif Bastille, je n'y ai vu que les "raincovers", je vais me renseigner pour savoir s'ils peuvent commander les caissons aussi. Il faut ajouter à ce tarif la poignée "pistol grip" (pour faire comme les vrais à Pipeline) et les façades (395 USD le dôme fish eye, 395 USD aussi pour la poignée). Avantage, si vous disposez déjà de ces accessoires, ils s'adaptent à ce nouveau caisson.Caisson étanche, Aquatech blog Watershot Kristen Pelou

Le caisson est aussi dispo chez SPL (US), les spécialistes du caisson en aluminum qui équipent le surfer Ken Colins pour ses shootings depuis l'intérieur du barrel à Puerto Escondido (voir le post ici). Les prix sont à demander directement par mail. Voici la réponse de Sean LaBrie, le boss de chez SPL : le caisson est à 1850 USD avec le pistol grip (2 positions ce qui autorise l'autofocus), une façade grand angle. Le caisson a les réglages diaph et vitesse, possibilité de faire percer d'autres trous dans le caisson pour d'autres réglages pour env. 150 USD. Les deux grips (poignée du coté et pistol grip) sont détachables pour le transport. Les façades en plus commencent à 325 USD pour un petit télé à 550 USD pour le 70-200mm f2.8.
J'ai rien vu de neuf chez Liquid-Eye (FR) mais ça devrait pas tarder...

nota : les prix sont ici hors taxes TVA et droits de douane.

Liens auxquels ce post fait référence : Kristen Pelou,B&H photo video, Aquatech, SPL, Liquid-Eye, Hessex Surfhousings, Surfer photographe, Delmar housings

16 avril 2009

What's up !

Les visiteurs assidus l'auront peut-être remarqué, j'ai ajouté quelques liens vers la banque d'images sur laquelle je travaille pratiquement à plein temps depuis plus d'un mois.

Il faut tout d'abord trier les photos, les légender, mettre des keywords, les envoyer sur le serveur, les trier à nouveau en galeries, sous galeries, savoir les retrouver pour enfin mettre en place les différentes pages. Et c'est loin d'être terminé (pas mal d'améliorations à mettre en place et des petits bugs).

Certaines images sur lesquelles je me suis peut-être enflammé lors du tri vont laisser leur place rapidement pendant que quantité d'autres vont passer par le processus précédemment décrit. Déjà un millier d'images (c'est clair, je me suis enflammé sur certaines) et par moment, la sensation de devenir fou. Et quand on devient fou, l'idéal c'est d'aller faire des photos, d'où une série de portraits ci dessous, faut bien faire tourner les flashs de temps en temps, d'autres ici ...

Rassurez vous, je file surfer demain, tout devrait rentrer dans l'ordre !

photo de portrait, Kristen Pelouphoto de portrait, Kristen Pelouphoto de portrait, Kristen Pelou

06 avril 2009

Publication improbable !

Kitesurf à la Baule, photo de kite, photographe de kite Kristen Pelou Une publication improbable puisqu'il s'agit d'un court spot promotionnel pour La Baule présentant un petit diaporama d'images représentant les vacances idéales :
- le gamin qui fait des châteaux de sable,
- la famille de 4 qui fait du vélo
- papa qui fait du golf
- papa et maman qui mangent un plateau de fruits de mer en amoureux sur la plage.
- les enfants qui font de l'équitation sur la plage
- et bien entendu le jeune homme qui fait du kite.
C'est là qu'intervient ma photo de kitesurf (celle ci dessus) prise à La Baule en 2006. Montrez cette image au rédac chef d'un mag de kite et ça pourrait signer la fin de votre prométeuse carrière chez lui (j'exagère un peu mais mais, pas tant que ça) !
Comme quoi, parfois, il faut garder en stock des photos improbables. Il y a les photos techniques pour les spécialistes, et d'autres, peut-être plus vivantes, moins pointues, pour un public plus large... Celle ci a été prise le dernier jour du Derby Kite de la Baule. Il fallait un peu plus de photos d'action en raison du manque de vent des jours précédents. Je sort mon caisson étanche et je file à l'eau pendant 1/2h avec quelques compétiteurs et bénévoles de l'événement qui me tournent autour. En sortent quelques images dont celle ci (que j'ai gardé comme photo souvenir) ainsi que quelques autres dont je crois, l'affiche de l'éditions 2007.
Si vous voyez le clip à la TV, notez dans un coin de votre tête que ni moi ni aucun de mes complices n'étions engagés dans la réalisation de ce spot.

24 mars 2009

Combien vendre ses photos ?

Pour ceux qui lisent ce blog régulièrement, j'avais fait un petit sujet intitulé "Cost of Doing Business" sur les coût à prendre en compte pour estimer le prix d'une photo. Le sujet (trop réaliste ?) en avait déprimé plus d'un :-). Excusez moi d'insister sur ce point mais comme le rappelle la pétition du post précédent, être photographe, c'est un super métier mais justement, c'est un métier. Et comme dans n'importe quel autre métier, il faut réfléchir un minimum avant de se lancer, et se sortir les doigts pour continuer à l'exercer !..
Je viens donc de tomber sur un petit billet bien tourné et argumenté rédigé par Didier Vereec sur son blog "Photo Nature : l'âme de la terre". Il y accompagne son argumentaire d'exemples chiffrés tirés de huit années d'expérience. Nombre sorties photo, nombre de photos par sortie, kilométrage effectué...
Il tombe sur un prix de revient par photo de 100€ environ. Détail intéressant : "Les ventes moyennes s'établissant à environ 70 € la photo, il faut donc vendre chacune au moins 1,4 fois pour vivre normalement mais chichement".

Deuxième détail, un mag de surf (du moins ceux qui restent !) paient la pleine page un peu plus de 100€, toutes les autres, les vignettes, les 1/4p, les 1/2p, il faut les vendre et les revendre pour encaisser de l'argent frais qui servira à autre chose qu'à payer les frais...

Ce prix de revient correspond à son activité, vous pouvez l'estimer pour la vôtre. Si j'en ai le courage, je vous proposerai le mien prochainement.

23 mars 2009

Sauvons la photographie - SIGNEZ !






Cet appel est lancé par l’Union des Photographes Créateurs, Freelens, et la Saif


SIGNER LA PÉTITION !


SAUVONS LA PHOTOGRAPHIE


Pour que la création visuelle continue d’exister et que les Auteurs Photographes puissent
continuer à produire des photographies.



Nous lançons cet appel pour la constitution d’Etats généraux de la photographie.

Les utilisations massives de photos dites « libre de droits », les photographies à « 1 euro », les photographies signées « DR », la baisse générale des tarifs, les contrats de cession de droits ne respectant pas la loi, la remise en cause par les juges de la qualité originale des photographies, la banalisation de la photographie comme un bien de consommation et les autres atteintes à notre profession doivent être encadrés juridiquement et socialement.

Ces pratiques abusives génèrent une crise économique sans précédent qui met en péril les auteurs photographes et les agences photographiques qui diffusent leurs images.

Nous demandons à l’Etat, garant des libertés et de la sauvegarde du patrimoine culturel, de tout mettre en œuvre pour réunir l’ensemble des acteurs de la photographie et trouver des solutions législatives à cette situation.

L’opinion publique et les représentants de l’Etat doivent prendre en compte cette réalité.

La France pays inventeur de la Photographie a le devoir de soutenir la liberté de création visuelle et maintenir une activité économique qui concerne des milliers d'emplois utiles à notre société.

A vous tous qui êtes convaincus de la nécessité absolue de préserver et de protéger les Auteurs Photographes et par voie de conséquence la Photographie, vous pouvez soutenir cette initiative en signant cet appel.

SIGNER LA PÉTITION !

13 mars 2009

Restructuration

Self portrait Kristen Pelou mars 2009Pas mal de potes se plaignent, le site (le mien) n'a pas bougé depuis des mois, les messages ne fusent pas non plus sur ce blog. Diablerie, que se passe t'il ? C'est la crise ? Le photographe (moi !) est il en dépression ?
Et bin non, je suis simplement en train de réfléchir à une façon de remettre en place une nouvelles version de mon site. Un site efficace (la magie du Web 2.0) dans lequel une grosse partie de mes photos seraient classées, triées par mot clés avec option de recherche, téléchargeables et pourquoi pas payables en ligne. Car c'est bien beau de prendre des photos mais ça sert à quoi si aucun client n'est en mesure de me les acheter et pour tout vous avouer, je me perds moi même dans toutes les ramifications de la version actuelle. Je prépare également un petit sujet intitulé : "Mais que deviennent toutes ces photos"...
Tout ça prend du temps mais le travail avance.
Je vous laisse avec ce fabuleux auto portrait pris lors du test des loupiottes avant une scéance photo.

24 février 2009

On a eu chaud !

Je le disais dans le post précédent, pas mal de mag voient leur pagination modifiée par le baisse de recettes publicitaires. Je viens de recevoir un mail du groupe Surf Session annonçant la réorganisation du groupe et de ce fait, la "suspension" du magazine TripSurf. Restent donc Surf Session et Surfer's Journal ainsi qu'un nouveau projet, Surf Saga *, qualifié de prioritaire pour 2009 et axé sur le "développement des contenus éditoriaux sur Internet" : Peut-être enfin un site internet qui paiera ses collaborateurs avec autre chose que des échanges de liens ?!!
Bon courage à Bertrand et Baptiste, les deux compère de TripSurf qui vont renforcer "l’équipe éditoriale sur les projets en cours".

* - SurfSaga, sans doute du nom de ce magazine de surf "suspendu" il y a une dizaine d'années après qu'il ait été racheté par TripSurf, alors propriété des Editions Niveales.

PS : gardez le dernier numéro TripSurf avec ce sujet Surf aux Canaries, il s'agit vraisemblablement du dernier numéro. Je peux le dédicacer si vous voulez !

16 février 2009

Publication, enfin !

Plusieurs mois que ce petit trip sur une île canarienne patientait dans les cartons des magazines. Voilà enfin la première publication sur 6 pages dans le magazine français TripSurf. Par ces temps de crise, certains magazines n'engrangent plus autant de pub qu'avant, leur pagination s'en ressent. Ce trip qui devait passer cet automne s'est ainsi vu décalé de numéro en numéro. Dans certains sports comme le windsurf, un trip datant d'un an est presque obsolète en raison du renouvellement du matos d'années en années.
Il me reste encore 3 trips en cours plus des (bonnes !) idées plein les cartons, faut que je m'y colle rapido.

Liens auxquels ce post fait référence : photos des Canaries (stock), photos de surf aux Canaries (stock)

Trip surf aux Canaries dans le magazine TripSurf - photos Kristen Pelou photographe de surf
Trip surf aux Canaries dans le magazine TripSurf - photos Kristen Pelou photographe de surf
Trip surf aux Canaries dans le magazine TripSurf - photos Kristen Pelou photographe de surf

07 février 2009

Le travail d'un autre

Dans la série, y'a pas qu'le surf dans la vie, en faisant mon petit tour de la presse quotidienne ce matin, je suis tombé sur le site d'un photographe danois, Simon Hoegsberg et j'en suis resté sur le cul !

©Simon Hoegsberg Ce n'est pas la radicalité de ses images ou l'usage d'une technique particulière qui m'a plu. Il n'y a pas de prouesse physique dans son travail, pas de filles superbes, pas d'artifices ni de chichi...
Je suis tout d'abord tombé sur la série "We're all gonna die" (on va tous mourir !) pour laquelle le photographe a passé 20 jours au même endroit, sur un pont ferroviaire, à prendre les passants en photo pour ensuite assembler ces images et en faire une fresque de 100 mètres de long. Vous pouvez voir le montage en suivant le lien.
Une belle tranche de vie, ensuite on relit le titre de l'oeuvre, ça m'a laissé songeur.
Un peu plus loin dans le site, une autre série intitulée "The Thought Project" dans laquelle le photographe arrête des personnes dans la rue et leur demande ce à quoi elles pensaient l'instant d'avant. Le résultat, un ensemble de visages associés aux pensés de ces personnes au moment où elles ont été photographiées. L'idée de "Faces of N.Y." est aussi pas intéressante. J'ai bien aimé !

05 février 2009

C'est beau ...

mais ça fait un peu flipper aussi.
Ca n'a, une fois de plus, rien à voir avec la photo de surf, mais c'est ça aussi la magie de flâner (surfer ?) sur le web.
Voici une petite vidéo présentant le trafic aérien mondial sur 24 heures. Les données ont été compilées avec l'aide du site FlightStats par une équipe d'étudiants de l'Ecole des Sciences Appliquées de Zurich.



Chaque point jaune représente un avion, on voit l'activité diminuer ou s'accroître au rythme du déplacement du soleil. C'est fou tous ces avions au dessus de l'Atlantique. Pareils, que vont faire ces mecs à Hawaii ou en Indo, pas étonnant que les spots soient blindés !
Ca me fait penser aux images satellites de la terre vue de nuit assemblées par la NASA, les deux images sont presque superposables. On peut noter que les pays les plus peuplés ne sont pas forcément les plus lumineux, mais c'est sans doute une question de temps (l'image date de 2000). Remarquez, faut qu'ils se dépêchent d'allumer les lumières et prendre l'avion tous ces pauvres, avant que nous, les riches, on crame tout, et oui !

30 janvier 2009

Surfing or not surfing

Le vrai dilemme pour un photographe de surfing. Faut-il mieux assurer le boulot où aller se faire un petit coup de surf ?
Exemple en images :
cas 1 : 2h dans l'eau un jour clapot pour ne ramener aucune image valable. Enchaîner sur 1h de surf sur le même spot et se prendre boîte sur boîte,
cas 2 : comme à mes débuts de photographe, une petite série de line up avant de tracer à l'eau pour 3h30. Averse de grêle, pluie, orage sur la trogne mais quelques jolies droites et une ou deux gauches qui valaient le détour.

L'un des premiers photographes de surf en Bretagne, Fred Le Leannec, a fait son choix, il ne fait quasiment plus de photos !
Et vous, vous choisissez quoi ?

photo1 : Thomas Joncourt passe les blocs et attend que la vague daigne recreuser pour envoyer son move.
photo 2 : une photo et à la flotte...


29 janvier 2009

Le burlingue

Comme beaucoup de photographes, je ne passe (malheureusement) pas tout mon temps sur la plage. Quand je ne fait pas de photos, je passe mon temps au burlingue.
C'est un espace que je loue avec 3 autres potes freelances.
Il y a Myredje, le graphiste / directeur artistique (on dit D.A pour faire plus classe). Il y a Vincent, le monteur réalisateur qui connaît pratiquement toutes les répliques de film français de ces 50 dernières années (on ne s'improvise pas cinéaste comme ça). Il y a JeanPhi, le commercial qui vend plein de trucs virtuels (des sites ouaibs, des programmes programmés par des programmateurs, etc). Il y a moi, le photographe qui part en voyage pour le travail et non en vacances comme mes collègues du burlingue ont tendance à le croire trop souvent.
Au burlingue, je trie des photos et ensuite je contacte des gens susceptibles me les acheter. Parfois, comme sur la photo ci-contre, je glande sur le canap' à lire les derniers mags de surf (ou autres) reçus, pendant que les autres se cachent derrière leurs écrans à faire je ne sais quoi. Vous trouverez plus de news de cette petite équipe sur le blog du burlingue qui a ouvert ses portes hier soir.

28 janvier 2009

Mais où est passé le photographe ?

Je viens de recevoir un mail de pub en provenance d'une boite de retouche numérique anglaise. Je n'ai pas vu les tarifs mais le boulot présenté dans la galerie photos semble convainquant. Une petite application flash permet de voir les images "Avant/Après" avec le détail des corrections effectuées par le retoucheur.
Certaines retouches sont classiques, grain de peau, contraste, d'autres sont bien plus violentes, comme celles-ci, ci dessous (regardez les en grand sur le site, on se rend mieux compte). En regardant ce travail, on peut se demander où est passé le photographe ? N'est ce pas lui qui est censé "écrire avec la lumière" tout en saisissant l'instant décisif cher à HCB.





L'ambiance avec la fille sur le canapé sous une lumière plutôt merdique devient bien plus attrayante après retouche, sans devenir incroyable, la photo devient exploitable, c'est un minimum. Sur la première photo, on dirait que le gars a éclairé toute la pièce sans se demander ce qu'il voulait prendre en photo, j'imagine que c'est la fille puisque la photo retouchée lui fait la part belle. Quant au coup de la baleine dans les icebergs, ça mérite presque la prison pour le mec qui la osera la vendre sans préciser que c'est un montage. Je ne me leurre pas sur ce point, mais pour faire encore plus fort, ils auraient pu ajouter un ours blanc ou quelques phoques en perdition sur l'iceberg.
Sur les deux exemples présentés, le photographe laisse la part artistique au retoucheur, ce qui n'est pas très flatteur pour la profession : grâce à totoshop, prenez des photos clic clac kodak et passez les à un pro (un vrai celui là !) ... J'espère qu'ils ont droit à des heures gratuites de retouche pour voir leur travail ainsi présenté !

Dans le genre photo retouchée, sans doute vous souvenez vous de la vidéo du making off d'une pub Dove dans laquelle une nana classique se transforme en top model, c'est ici

Deux minutes après ce premier email, j'en ai reçu un second d'une autre boite de retouche photo, mais en Inde cette fois. Après le photographe/plombier polonais/Bulgare/Roumain (...) qui se fait arnaquer par les microstocks pour 0,15€ la photo, le retoucheur indien à 1€ par jour.

26 janvier 2009

Oui mais non !

13 janvier 2009

Garage Rochard, un fan sommeille en vous !

Plus de 10 ans après sa fermeture, le Garage Rochard de Saint Jean de Boiseau (dans la région de Nantes) n'en finit de faire parler de lui. Sur quatre bandes son enregistrés sur un répondeur de France Télécom, les garagistes (Rochard père et Rochard fils) font part de leurs déboires, leur contrariété, au sujet d'une installation téléphonique défectueuse qui les empêche de répondre aux demandes de dépannage.
Le répondeur téléphonique devient un véritable interlocuteur, le père, puis le fils, lui font la discussion, expliquant leurs mécontentement, saupoudrant le monologue devenu conversation d'expressions du crû.

Appel n°1 - Rochard père
Appel n°2 - Rochard père
Appel n°3 - Rochard fils
Appel n°4 - Rochard père

Les bandes sons se terminent sans que l'on connaissent le fin mot de l'histoire laissant l'auditeur en proie aux suppositions les plus folles. Comment ces appels ont ils été diffusés, par qui et dans quel but ? Le dépanneur est il arrivé à l'heure ? Y a t-il eu remboursement des dépannages loupés ou cela s'est il terminé en procès pour ... le travail ?

Rochard Père est mort il y a quelques années, le garage a été détruit pour construire des logements. La fin d'une époque.

Merci à Jeanf du WiseLAB (mon voisin de burling) pour les magnifiques images de son pèlerinage champêtre à Saint Jean de Boiseau.
image 1 : l'entrée dans St Jean de Boiseau sous la pluie
image 2 : le bâtiment "la Résidence du Chat qui Guette" érigé sur l'emplacement autrefois occupé par le garage Rochard
image 3 : entrée par la route dans Le Pellerin
image 4 : la gendarmerie du Pellerin
image 5 : Jeanf, l'auteur du reportage pose sous le panneau St Jean de Boiseau. Un rêve devenu réalité, il en a les larmes aux yeux lorsqu'il en parle !

09 janvier 2009

Tu vas voir, le SUP c'est génial !

C'est en gros ce qu'on s'est dit l'autre matin (mercredi dernier), au lendemain de la nuit la plus froide de l'hiver.
Le principe, l'eau est pas au plus chaud ces dernier temps et en Stand Up Paddle (SUP), comme on est au dessus de l'eau, on est pas mouillé et donc on a pas froid.
"Nous utilisons seulement 10 % de nos capacités mentales" dixit Einstein cité dans une pub trouvée dans ma boite aux lettre hier pour un bouquin de Ron Hubbard (le fondateur de la scientologie qui vous expliquera comment utiliser les 90% restant en échange de votre menue monnaie). Ce matin là, on devait tourner à 1% grand grand max !
La veille, vagues pas mal, quelques gauches rapides le long d'une falaise, on a surfé jusqu'à une heure bien avancée de la soirée, bien après le couché de soleil tant le ciel était clair, sans avoir froid. Les combines ont presque séché durant nuit mais pas les gants. C'est là le point important lorsqu'on le conjugue avec un petit vent d'est en provenance de Sibérie.
Le vent souffle sur le jersey humide des gants. Cela provoque l'évaporation de l'eau. Pour faire passer l'eau d'une phase liquide à une phase gazeuse, il faut un apport d'énergie. Elle viendra de nos gros doigts boudinés ...
La sensation de froid s'est vite transformée en onglet d'une intensité rare alors que l'on trimballait ces énormes planches vers l'eau. 20 minutes, quelques larmes et 1 vague merdique plus tard, on était de retour sur le sable à se demander comment on allait ramener ces monstres contre le vent sans perdre des bouts de doigt. 24h plus tard je commence à retrouver des sensations normales.
Dédicace à daddy Dan avec qui je partageais un cerveau ce matin là. Tom Cruise, aide nous !

03 décembre 2008

Prévisions de la fin de semaine

Le programme de cette fin de semaine, c'est en route pour la plage pour aller mater la grosse houle. On va tenter de se trouver un petit spot digne de ce nom à se caler sous la planche et sous l'objectif par la même occasion, à moins que cela ne soit dans l'autre sens (l'objectif avant la planche).
Vendredi, les sites de prévision utilisant le modèle Wave Watch 3 (WW3) annoncent plus de 9 mètres de houle de ouest nord-ouest avec une période de 14 secondes. Du charabia pour la plupart, ces chiffres laissent réveurs les surfeurs. Ils se demandent alors si ces spots magiques qui ne marchent qu'une fois par an vont fonctionner. J'en ai un petit sous le coude, si le vent ne tourne pas trop vite, il se pourrait que ça envoie le bois.
Regardez la carte ci dessous, le rouge, ça peut signifier du tout bon pour le surfing. Bonne fin de semaine, moi, je file !..

27 novembre 2008

Surfer Magazine - photo de l'année 2008

watershot blog - Scott Aichner photo of the year - SurferMag

Comment transformer une journée à la limite du surfable en studio et shooter la photo de l'année. La technique en quelques lignes par Scott Aichner, allez lire l'ITW dans Surfer Magaine en suivant le lien ici.
Puerto Escondido, un matin à l'aube, une journée pas terrible, les gars ont hésité à aller à l'eau car les vagues fermaient. Il se sont finalement décidés à y aller, pour nous ramener cette image.
Un "nice double-up closeout" est arrivé, dixit Robert Hennessy, le surfer photographié. Scott Aichner s'est mis en position, et boom, la photo de l'année pour Surfer Magazine. Encore une fois, une photo incroyablement forte et graphique, la croisement d'un bon coup de palme avec un positionnement osé produisent cet angle inédit, entre le marteau et l'enclume.

Comme on l'entend de temps en temps, photographier, c'est un peu tricher, jouer avec la magie d'un instant qui n'a existé qu'un cinq centième de seconde, un instant que personne n'a pas observer à l'oeil nu. L'extrême rapidité de la séquence a sans aucun doute jouée un role crucial dans la réalisation de cette image shootée en diapo. Que donnent les photos d'avant et d'après (il me semble avor lu que le photographe utilisait des boîtiers argentiques EOS 1NRS, 10 im/s avec un miroir fixe). L'absence de goutte sur la façade sous cette masse d'eau en mouvement est a elle seule un exploit.
Pour résumer, cette photo est un coup de chance, mais un coup de chance qu'il a fallu provoquer. Et il faut bien avouer que certains photographes provoquent ces coups de chance beaucoup plus souvent que d'autres ! Le talent peut-être ?

Les autres photos nominées de ce "2008 SURFER Poll Photo of the Year" sont visibles ici

Le Polaroid est mort, vive Poladroid ...



Le 8 fév dernier, la société Polaroid annonçait l'arrêt de la fabrication des films instantanés qui ont fait sa popularité. Je vous rassure, la socitété n'est pas morte, simplement le support. Vous pouvez d'ailleurs aller voir leur site pour découvrir les nouveaux produits (digital) ou commander des lots de films, il devrait en rester jusqu'à fin 2009, la production n'étant pas encore terminée.
Pour les nostalgiques du Pola passés aujourd'hui au digital, le site Poladroid.net vient de pondre une petite application (Mac & PC) qui transforme vos photos en polaroid avec le contour jauni, les petits motifs, le vignétage et tout et tout. On a en prime le bruit de l'appareil et l'attente avec l'image qui apparaît lentement. On lance l'application pour 10 photos, il faut ensuite changer le film en relançant l'application. L'effet ne sera pas excellent avec toutes les images, j'ai fait quelques test, mais l'idée est marrante. Il ne reste plus qu'à trouver le papier pour imprimer soi même ses images.

25 novembre 2008

Cost of Doing Business

image de Macao, Kristen PelouVous souhaitez vous lancer, devenir photographe, que cette activité vous permette de vivre, de continuer à surfer et voyager, mais, avant de vous lancer, un truc important à connaître c'est : combien cela coûte t-il d'être photographe ?
C'est ce que les anglo-saxons appellent le "Cost of Doing Business" (allez visiter ce site), un truc très terre à terre mais qui permet de mieux appréhender la réalité, au grand dam de rêveurs, j'en suis désolé !
C'est selon moi LA solution, ou en tout cas, la première étape car ensuite l'expérience aide pas mal, pour savoir comment ne pas sous estimer la valeur d'un travail et faire de votre activité de photographe une activité viable et durable.

J'ai un peu élargi le concept du "Cost of Doing Business" de façon à avoir une vision d'ensemble du sujet. Afin de savoir combien vous devrez rentrer d'argent, il faut connaître les dépenses et ensuite rééquilibrer avec les recettes.
- Vous chiffrez ce que vous coûteras votre activité de photographe (ce qu'il faut immancablement payer avant de vous payer).
- Vous chiffrez ce que vous avez besoin dans votre vie personnelle (= le salaire minimal que vous devrez vous verser)
-Vous additionnez ces deux premiers chiffres. Pour équilibrer la balance budgétaire, vous devrez estimez vos futures rentrées d'argent et donc, par conséquence, le montant à facturer pour votre travail ...

1er point : votre vie personnelle. Quelle quantité d'argent devez vous sortir chaque mois pour manger, communiquer, vivre. J'ai inversé les deux premiers point car celui ci, vous êtes déjà censé le connaître même grossièrement.

Sans vous voiler la face, estimez vos dépenses mensuelles perso :
- Loyer
- Bouffe
- Communication (abonnements téléphone portable, internet)
- Loisirs (sorties, surf ...)
- Habillement
- Voiture (entretient et essence pour pouvoir aller surfer par exemple)
- Assurances personnelles (voiture, habitation, santé)
- Charges (électricité, eau, gaz)
- Impôts locaux, fonciers, redevance TV, etc ...
- Divers (vacances, cadeaux noël, anniversaires, frais médicaux ...)
- Epargne

Ca donne une base pour estimer le "salaire" minimal qu'il faudrait vous verser chaque mois pour payer votre consommation actuelle.

2em point : la vie professionnelle. Quelle quantité d'argent devez vous sortir chaque mois pour exercer votre activité de photographe. Pour faire simple, mettons que vous ayez déjà investi dans le matos informatique, un parc d'objectif et de boîtiers nécessaires au démarrage de votre activité.

Estimez vos dépenses mensuelles pro en tentant de penser à tout (voici une liste qui est loin d'être exhaustive):
- Voiture (entretient, essence, assurance ...)
- Voyages (déplacements, billets d'avion, vie sur place pour réaliser des photos)
- Matos photo (remplacement boîtiers tous les 3 ans env., achat 1 ou 2 objectifs par an, trépied et sacs pour 3 ans)
- Matos informatique et logiciels (un portable et un ordi de bureau tous les 3 ans, un écran, une imprimante tous les 3 ans, nouveaux logiciels, mises à jour ...)
- Communication (téléphone, internet, création site internet, hébergement du site, carte de visite ...)
- Assurance pro (responsabilité pro, matos, santé, locaux de travail ...)
- Frais de studio
- Location de matériel (pour un usage unique ou avant de l'acheter par exemple)
- Coûts de formation, stages (informatique, logiciels, techniques photos ...)
- Petit matériel (carte mémoire, filtres, disques durs de sauvegarde)
- Consommable (encre imprimante, feuilles, stylos, timbres, enveloppes, CD, DVD ...)
- Divers (frais bancaires, abonnements magazines, livres, visites d'expo ...)
- Charges (selon le status choisi : retraite, AGESSA, URSAFF ...)
- Imprévu (prévoyez une réserve pour envisager les imprévus)
- Fond de roulement (avoir de la trésorerie pour pouvoir avancer les frais avant d'être payé)
- Votre salaire (calculé préalablement)
- Bénéfices ?

Notez que certaines dépenses professionnelles peuvent venir en doublon de dépenses personnelles (voiture, loyer, téléphone, internet.) Une partie des dépenses pourront passer en dépenses professionnelles au prorata de l'utilisation.

Il reste maintenant à équilibrer ces dépenses par les recettes.

Pour estimer des tarifs, vous trouverez sur le site de l'Union des Photographes Créateurs (UPC) un Barème Officiel des Oeuvres de Commande en Publicité accompagné d'exemples d'utilisation ainsi que de pas mal d'informations sur la profession. Ces barème sont, comme leur nom l'indique, officiels, c'est à dire qu'il ont été publiés au Journal Officiel (2 mai 1987 (page 4874)) leur application est obligatoire pour les oeuvres de commande. Une page en lien donne de plus amples explications sur la façon d'utiliser ces barèmes, vous le verrez, la marge de manoeuvre tarifaire est large avec ce système de point qui peuvent valoir autant d'euros que vous le voulez... Je recommande également la lecture de la Charte de Déontologie.

Attention, il y a une différence de tarif entre un boulot commandé qui correspond à une rémunération sûre et ferme et dont les frais sont généralement payés et un boulot que l'on fait soi même et que l'on souhaite revendre par la suite. Le lien donné ci-dessus correspond au premier des deux cas, la rémunération en droits d'auteur d'un travail de commande (rémunération proportionnelle à l'usage qui sera fait de vos images) et auquel vous ajoutez vos honoraires.
Dans le second cas, un travail que vous faites dans votre coin dans l'espoir de le revendre, le système de rémunération suit le même principe, c'est à dire que vous serez payé en droits d'auteur, proportionnellement à l'usage qui sera fait de votre photo. Mais, comme vous avez vous même investi (en temps, en argent, en moyens) pour réaliser ces images, vous devez vous faire rémunérer plus cher pour compenser cet investissement.
Des photos de commande et des photos de stock ne se monnaient donc pas aux même tarifs même si vous pouvez toujours vous inspirer des barèmes en les doublant ou triplant, selon les coûts liés à la production, au stockage, au "légendage" de vos images.
Il n'est pas exemple pas choquant de vendre 600 € les droits d'utilisation d'une série d'images commandées par un client pour illustrer un site web non commercial et vendre par ailleurs, à un autre client mais pour un usage plus large, les droits d'une image de stock pour plusieurs milliers d'euros.

Dans l'estimation de vos tarifs, n'oubliez pas de prendre en compte toutes ces journées où vous cherchez de nouvelles techniques, où vous vous informez sur votre travail, le travail des autres, où vous vous formez vous même sur du nouveau matériel, un nouveau logiciel pour être plus performant.
N'oubliez pas non plus que pour un photographe de surf par exemple, les bonnes journées sont rares, qu'en raison de la météo, vous ne travaillerez pas tous les jours (même sur les meilleurs spots du monde).
Pensez aussi qu'une journée de prise de vue est généralement suivie d'une journée si ce n'est d'une semaine de boulot de classement, retouche, calibrage, livraison ...
Toutes les pertes de temps, tous les imprévus, il faut inévitablement les estimer pour les comptabiliser quelque part.

Cette technique du "Cost of Doing Business" s'appliquera chaque fois que l'on vous commandera des photos, un reportage, ou que l'on vous demandera un devis pour la production d'images ou l'usage d'une image de votre photothèque : avant de donner un prix, vous devez connaître les coûts engendrés par la production sous peine de vous tromper. Et se tromper sur la durée signifie ne plus pouvoir réinvestir par la suite dans du nouveau matériel ou financer des déplacements car le Livret A légué par mamie aura fondu. Pensez aussi qu'en faisant des prix irréalistes, vous vous mettrez dans la merde mais vous aurez également énormément de mal à augmenter vos tarifs par la suite, vos clients ne comprendraient pas, ils pensaient avoir affaire à un pro, pas à un rigolo. Sans parler du fait que vous ferez passer vos collègues pour des escrocs !
Il faut donc penser à tout. Un copain qui fait de la vidéo facture par exemple une partie tournage dans laquelle il ajoute la location du matériel vidéo dont il est propriétaire (certains photographes le font aussi). Dans la partie montage, il facture le temps passé ainsi que l'usage des logiciels et de la machine de travail. J'ai trouvé la technique intéressante car pour un montant identique, le client voit où part son argent.

En faisant ces petits calculs, vous comprendrez peut être la remarque d'un collègue photographe Vendéen qui vient de publier ses premiers reportages dans Surf Session : "En fait, on perd de l'argent à faire des trips ..." Pour tout vous avouer, je n'ai pas fait ce calcul avant l'an dernier, et j'ai peut être bien fait car j'aurais sans doute eu des nuits difficiles. Aller, trêve de blabla, à vos calculettes et soyez pas trop optimistes sur les dépenses !

Légendes des photos
- photo 1 : image prise au hazard d'une balade dans un centre commercial de Macao. Elle résume assez bien l'esprit course aux $$ qui règne dans ce coin du globe.
- photo 2: copie d'écran durant une journée compta, un mal nécessaire.

24 novembre 2008

Périple en Guadeloupe

photo de guedeloupe, Kristen Pelousurf à l'Abattoir en Guadeloupe, Tainos, Olivié Lafleur par Kristen Pelou
Comme je vous le disais dans un message publié dans un des posts précédents (ici), je rentre d'un petit périple en Guadeloupe. Pour résumer l'affaire on pourrait dire : "on a failli scorer !". Nous n'avons eu qu'une seule belle mais petite houle de nord qui a permis à quelques spots alléchants comme l'Abattoir de fonctionner en tout début de séjour. Deux jours de jolies vagues avec toujours moins de 7 personnes à l'eau alors que près de 350 compétiteurs et accompagnateurs étaient venus visiter l'île à l'occasion des Championnats de France de surf. Où étaient ils partis surfer, allez comprendre !
Moi, je ne me suis pas trop laché quetion photo sur ces deux courtes journée à l'Abattoir et pour cause, à l'issu de ces championnats, nous devions partir en boat trip avec quelques riders. Le problème c'est que rien d'exceptionnel n'était en vue coté météo (houle d'est, vent d'est, rien de bien fou), et ça tombait plutôt bien car du coté du bateau (c'est mieux pour faire un boat trip, un bateau), les choses ne se sont pas ficelées au top non plus. Mieux vaut avoir un moteur d'une fiabilité exemplaire pour négocier l'entrée des passes sans grosse suée, le notre fumait un peu trop pour instaurer la confiance dans l'équipe. Ce qui ne nous a pas empêché de nous promener, un peu et à la voile, en voiture, et même à pied. Mais c'est ça aussi l'aventure, une petite dose d'imprévu pimente le voyage. Ca m'a permis d'aller me balader sur l'île et de fuir l'enfer des embouteillages de la Grande Terre. Special thanks à l'ami Olivié (dans le tube ci-dessus) du crew Taïnos, la marque de sape de Guadeloupe, pour l'accueil dans sa jolie demeure des montagnes. Les bains dans la chute d'eau au milieu de la jungle me manquent déjà.

Légendes des photos
- photo 1 : cocotiers en berne sur les pentes de la Soufrière en Guadeloupe.
- photo 2 : Olivié Lafleur maximise sa protection solaire sous la lèvre de l'Abattoir, Grande Terre, Guadeloupe. Il semblerait que le nom du spot suffit à lui seul pour éloigner la foule. Attention à la chute, ça pique ...


Liens auxquels ce post fait référence : photos de Guadeloupe (stock), photos de surf en Guadeloupe (stock), trip en Guadeloupe (galerie photos)

15 octobre 2008

Quelques blogs en passant

Je viens d'ajouter une petite liste de blogs (située vers le bas de la colonne de gauche. Je lis certains régulièrement, d'autres sont animés par des visiteurs réguliers de ce site. Ils se classent automatiquement dans l'ordre des plus récentes mises à jours, si vous souhaitez que j'y ajoute le votre, faites passer l'adresse...

14 octobre 2008

Photographe ou photogeek

Avez vous assisté à l'énorme buzz autour du nouveau Eos 5D de Canon. Des mecs ont passé des mois à se demander quel nom il allait porter (3D, 7D, 5DMarkII) quel résolution il allait avoir (16Mp, 24 ), s'il sera meilleur que le Nikon, s'il fera la vaisselle et pourra recevoir les mails. Canon, la technique commence à être rodée, a laissé filtrer de vraies fausses informations, régulièrement pendant pratiquement 1 an. Et à chaque news, les bloggers et autres rois des forums se mettaient à baver (pour ne pas être plus vulgaire !) en imaginant le futur animal. Fin septembre, les caractéristiques de l'engin ont enfin été dévoilées (voir ici), il a l'air pas mal du tout, le problème c'est que les gars ont tellement fantasmé sur l'engin idéal qu'ils sont déçus des caractéristiques du nouveau boîtier.
Au temps de l'argentique, le bon vieux temps pour les dinosaures (une espèce presque éteinte), les boîtiers changeaient tous les 5-6 ans, les plus chers coûtaient environs 3000€ et pour être réducteur, ils avaient l'avantage d'être plus costauds et d'enrouler le film plus vite que les autres. Les EOS1 ou 3 et autre F5 étaient des bestiaux increvables. Aujourd'hui la technologie fait de grands pas en avant chaque mois ou presque et les gammes de boîtiers sont changées, non plus tous les 6 ans, mais tous les 2 ou 3 ans au maximum. Ce n'est plus seulement la vitesse, le viseurs, l'autofocus qui changent mais la qualité même de l'image, par le biais de la résolution du capteur, de sa dynamique, de la qualité du rendu des couleur, l'électronique embarquée, etc... N'imaginez pas revendre à bon prix votre "vieux" boîtier, il est dépassé (c'est en tout cas ce que veux faire croire le fabriquant). Coté logiciels, c'est la même popote, Adobe sort un Photoshop par an, Lightroom, DxO, Aperture, iView devenu Expression Media depuis qu'il a été racheté par Microsoft.

Le photographe des années 2000 se doit donc d'être à la pointe de la technique s'il veut être compétitif, il doit acheter ci, faire ça, par exemple ce nouveau Canon à 21 million de pixels. Avec 12 milions, le format natif d'un capteur permet déjà de faire des doubles pages sans avoir à interpoler, en tirant un peu sur les fichiers, les tirages de 100x150 cm sortent parfaitement. Les magazines vont-ils devoir augmenter la taille de leurs pages pour pouvoir faire rentrer les images du 5DmkII ?
En l'an 2000, les photographes ne font plus que des séquences et choisissent ensuite la bonne photo. Une anecdote au passage, pour une régate, j'ai embarqué aux cotés d'une "photographe" de Ouest France. Elle faisait des séquences de tout et de rien, elle trierait plus tard. En rentrant au port, elle a fait une séquence des petites maisons et du clocher de l'église. Avant de rentrer à la rédac, elle devait aller photographier les chalutiers au port, car au cas où l'un d'eux ferait naufrage durant l'hiver, ils auraient la photo en stock nous a t-elle dit (elle n'a pas précisé si elle expliquait aux pêcheurs pourquoi elle prenait les bateaux en photo) ... Une info pour les fans de séquence, le nouveau Canon filme en full HD, vous pouvez aussi acheter une camera Red qui shoote 30 im/s en 12Mpixels.
De nos jours, quand on va sur un forum de photographie, les mecs parlent de résolution, de bits, de filtres passe bas, d'équations complexes pour expliquer pourquoi un full frame donne un flou plus joli à pleine ouverture qu'un petit capteur, passent des semaines à comparer la qualité d'images de tel et tel boîtier.
Les photographes sont devenus des geeks, à l'image de ces informaticiens qui chopaient jamais une meuf dans les films et séries de ma jeunesse. Comme l'a fait remarquer le photographe de voile Thierry Seray il y a quelques temps sur Tendance Bleue, les photographes ne seraient ils pas devenus les marionnettes des directeurs marketing ? Il semblerait qu'avoir un boitier récent et en parler soit aujourd'hui devenu plus important que de shooter de belles images ...
De mon coté, à partir du moment où mon matos m'apporte une excellente qualité d'image et des clients satisfaits, je suis heureux. Pour répondre à la question d'un lecteur posé avant l'été, j'utilise un caisson Aquatech, j'en suis très content, en revanche, son poids est un handicap sérieux quand on reste longtemps à l'eau, sans parler du poids des bagages dans l'avion.
Aller, il est temps de lâchez cet écran d'ordinateur, je vous laisse avec une petite image de lignes de houle jusqu'à l'horizon. Je l'ai prise avant de courir comme un dingue, la planche sous le bras, pour voir ce qui se trouve en bas de la falaise.

09 octobre 2008

"Nous pourrions envisager par la suite de collaborer ..."

Dromadaires au Maroc, photo Kristen PelouC'est des petites phrases comme ça qui font plaisir à lire, le matin.
Un mec m'envoie un mail, bien dans le sens du poil. "J'aime votre travail, belles photos ..."
Il me dit ensuite qu'il veut faire un magazine orienté voyages mais qu'il n'a pas encore d'argent pour les photos. Le deal est simple : si je collabore gratuitement au n°1 en filant quelques photos, "nous pourrions envisager par la suite de collaborer avec vous". C'est la phrase choc, elle me fait penser à un sketche de Coluche quand il lit le journal : "dans les milieu autorisés, on s'autorise à penser ..."
"Nous pourrions envisager" : corrigez moi si je me trompe mais l'usage du conditionnel indique qu'il s'agit d'une possibilité, une hypothèse. Il rajoute ensuite, "envisager", qui rajoute une couche de doute sur cette éventuelle collaboration.
La démarche est classique bien qu'un peu maladroite mais je suis plutôt quelqu'un d'ouvert à la discussion. J'ai donc, comme d'habitude, répondu positivement, à condition que le monsieur me file un coup de main pour monter un trip. Il veut éditer un mag de voyage, ça ne se fait pas sans contact ! Je propose donc un simple échange de bons procédés qui rendrait le deal plus équitable, pourquoi le photographe serait-il le seul à donner. J'ai mis une couche de conditionnel moi aussi dans mon mail, j'attends la réponse !
Je reçois ce type de mail plusieurs fois par an, j'imagine que je ne suis pas le seul.

07 octobre 2008

Le choc des photos

Les diaporamas de Libé ou du Figaro, c'était déjà joli mais depuis quelques temps, les journaux américains passent au grand format, au plein écran. Allez jeter un coup d'oeil, les photos de nos canards frenchies vous sembleront bien riquiqui.

Mon préféré, le Boston Globe propose sur son site The Big Picture, des sujets d'actualité, des reportages complets, traités en grand format. Aucuns gros © ne viennent ruiner ces séries d'images souvent très belles. Un bref texte introduit le sujet, les photos et leurs légendes racontent la suite de l'histoire. Allez voir cette série d'images de Rio montrant les oeuvres que le photographe artiste JR a collé sur les baraques d'une favéla, un boulot impressionnant.
Le Wall Street Journal propose aussi du plein écran pour son photojournal intitulé "pictures of the day", le diaporama journalier. Là aussi, les images sont peu compressées et de grande qualité.
En un peu plus petit mais avec la voix du photographe qui parle de son travail chez le New York Time et son "Photographer's Journal" mais sur des sujets plus ricains comme suivre la campagne d'Obama ou de McCain ou les nageurs des JO de Pékin (suivez les liens)

Vous voulez les même en surf, les portfolio des plus grands noms avec leurs commentaires, allez jeter un oeil sur le site Surfline : allez dans Photos puis dans Portfolio Series où vous cliquez sur le nom du photographe. IL y a aussi pas mal d'autres galeries sur ce site, avec ou sans le son...

Coté surfing, les prévisions du WE en France : vent de secteur est, houle d'ouest 2m+ avec une période correcte... Je viens d'avoir un pote aux Antilles, chez eux aussi ça s'annonce pas mal. Si je chope de bons rouleaux, je vous tiens au jus.

08 septembre 2008

L'été, les vacances, la rentrée ...

Quel bonheur de se déconnecter un peu du web, vives les vacances. Près de deux mois sans news sur le blog, ça commençait à faire long mais je suis de retour avec de nouveaux posts en préparation. Bonne rentrée à tous.
En image jointe, les magnifiques visières fraichement ramenées de Shanghaï aux potes avec qui je partage mon bureau (le WiseLAB). Les mecs là bas, en Chine, les portent pour tout faire : du vélo, le jogging, de la mob éléctrique, la balade et même pour shooter des photos. Ca arrivera en France dans quelques années mais j'aurai été un précurseur :-)

02 juillet 2008

Le leash a t-il tué le surf ?

The leash Ruined Surfing, photographe de surf, photo de surf en Californie, Kristen Pelou En le rendant accessible au plus grand nombre, le fameux "fil à la patte" de Georges Hennebutte* aurait-il tué le surf ? Pour certains puristes ** , c'est une évidence comme le montre ce sticker collé sur une poubelle du spot de Malibu en Californie. Plus besoin d'être un nageur hors paire pour aller shooter des vagues au large puisqu'il suffit de tirer sur la laisse (le leash en english) pour voir revenir toutou ...
Le surfer avec un leash peut tomber sans avoir à se taper un 200m nages libre en se prennant des séries sur la gueule. Il conserve de l'huile de coude (et d'épaule) pour prendre plus de vagues et progresse plus vite. Avec le leash, on peut aussi surfer les petites criques et les spots truffés de rochers. Pour les connaisseurs, je suis certain que l'ambiance serait bien plus tranquille aux Roches Blanches en Bretagne sans ce fil à la patte. Du coup en effet, terminé le bon temps entre potes tatoués au peak, on se tape des blaireaux qui prennent plein de vagues et paniquent dès que le fil d'uréthane (la matière utilisée pour fabriqué le leash) casse.
Ce bout de plastique peut parfois représenter un danger. Ainsi, le père de Jack O'Neill (celui qui a officiellement inventé le leash aux US et déposé le brevet), Pat O'Neill (inventeur lui de la combine de surf), aurait ainsi perdu un oeil en se prenant un retour de planche en pleine face. On peut aussi rester accroché aux rochers ou au corail avec le leash, se faire saucissonner avec pendant un gros wipe out, la mort de certains big wave riders serait due au port du leash (collision avec la board sous l'eau entre autres explications), etc etc.
Quel que soit votre avis sur la question, il est indéniable que l'arrivée du leash a métamorphosé le surf et sans doute aidé à briser (avec l'argent, les compet, le star system et j'en passe) l'esprit communautaire qui devait régner sur les spots dans les années 1960-1970 comme ici à Malibu. Je n'ai pas étudié la question mais une vague de localisme aurait-elle suivie de quelques années l'arrivée du leash sur les spots ? Si vous avez votre idée, n'hésitez pas !

* - Georges Hennebutte a inventé le fil à la patte en 1958 sans déposer de brevet. Quelques 10 années plus tard, le leash est arrivé sur les spots californiens réinventé (mais avec brevet cette fois ci) par O'Neill, la boite de wetsuits de Santa Cruz.
** - Les puristes ne sont sans doute pas responsables de ce sticker, les puristes partent surfer ailleurs et sont généralement discrets, c'est peut-être juste du marketing, du bizbiz.

01 juillet 2008

Conditions moyennes, photos moyennes

Je ne sais pas pour vous mais pour moi, ce petit dicton est on en peut plus vrai ! Rien ne vaut les extrêmes, beaucoup de vent, beaucoup de vagues, beaucoup de soleil, ou alors le calme plat, le miroir, le lac. L'entre deux, le moyen, ne m'inspire pas. Je ne suis pas le seul, le public attend l'exceptionnel, comme par exemple la photo du phare des Poulains de Plisson que l'on voit sur les murs dans le monde entier. Le week end dernier, par exemple, je devais faire des images d'une régate de catamarans. Les prévisions n'annonçaient rien de bien dingue, elles se sont vérifiées. Vent faiblard entre 5 et 10 nds, clapot, temps nuageux. En résumé des conditions très moyennes et dans cette situation, comme chaque année, mon objectif était de pondre deux photos de chacun des trois premiers équipages en vue de réaliser des tirages dont je n'aurais pas trop honte lors de la remise des prix ... La pression était de mon coté , le résultat fut, moyen !
L'an dernier (voir le post ici), nous avions assisté à une journée d'exception avec des rafales à pratiquement 30 noeuds, les gars choisissaient le bon moment entre les rafales de vent pour abattre (descendre le vent) vers la bouée, cherchaient les zones les moins ventées du plan d'eau pour empanner. Suivre les catamarans avec ce vent et la mer qui va avec est un sport à part entière, pas mal de courbature dans les avants bras le lendemain. Comme après un bon squash, on découvre des muscles jusqu'alors inconnus ! Il fallait assurer de bonnes photos et garder son matos sain et sauf. Cette année, rien de tout ça ! Pas de panique sur le bateau, c'était glandouille en attendant que les bateaux arrivent à la bouée ? Notre pilote nous disait (au caméraman et à moi même) "ça va, il est cool votre métier, tranquille !". C'est vrai que c'est pas facile tous les jours !
Pas de bol Paul pour cette éditions 2008, on fera mieux l'an prochain, espérons le !
Image : Collés dans la pétole, les vainqueurs de l'éditions 2008, Yvan Bourgnon & Djamina Houdet, au passage d'une marque de parcourt à l'entrée du chenal de Saint Malo