30 août 2010

Tripper sans planche ?

Avec tout le matos photo que je trimballe lors de chaque déplacement à l'étranger, j'ai pris l'habitude depuis quelques années de ne (presque) plus prendre de planche de surf avec moi, j'emprunte sur place, à des potes.
Ne pas surfer sur sa planche représente une hérésie pour certains, je les entends déjà : pas ses cotes, pas l'habitude des appuis. Si les vagues changent il faut être en mesure de changer de planche aussi. Cela limite de toute façon les possibilités de performance. Par ailleurs, une fois sur place sans planche, il faut avoir un pote qui possède plusieurs planches ou alors voyager avec un gars qui en emmène plusieurs ET qui accepterait, éventuellement, sur un malentendu, de vous en prêter une lors d'une bonne journée sur un reef un peu shallow.

Notons tout d'abord que mes voyages sans planche ne concernent pour le moment que mes déplacements pro durant lesquels je n'ai pas tous les jours le temps de surfer. Il faut dire également que je suis beaucoup moins exigeant qu'avant, lorsque je travaillais moins pour surfer plus. Mais, je n'ai pour le moment jamais eu à me plaindre. J'ai rarement raté une super session par manque de planche, j'ai même parfois eu l'excellente surprise de me retrouver avec une bombe sous les pieds comme lors de cette session à la Pointe des Ancres avec la 6'1" magique de Rachid Fahmi ...

C'est donc en parlant voyage avec un pote cet été que j'ai appris que lui et un de ses amis avaient lancé il y a quelques semaines, un site web, Rent A Surfboard, permettant, avant de partir, de savoir quel type de planche pouvait se louer selon la destination choisie, et de la réserver directement en ligne. Même si le système existe depuis des lustres dans le windsurf, j'ai trouvé l'idée pratique et peut-être même économique étant donné les tarifs pratiqués par certaines compagnies aériennes.

Car, en regardant le paysage surfistique actuel on peut voir que :
- beaucoup de débutants sont susceptibles de trouver chaussure à leur pied, ils s'adaptent facilement à une nouvelle planche (Bic Nsp), c'est d'ailleurs une très bonne manière de progresser. J'imagine également que la semaine de loc d'une bic coûte bien moins cher que d'avoir à la trimballer en avion,
- de nombreux excellents surfers utilisent des planches performantes moulées (identiques) fabriquées à la chaînes comme les Surftech. Ils retrouveront donc facilement leurs marques si un loueur leur propose cette gamme,
- enfin, même si votre board est adaptée à vos spots habituels, le sera t-elle pour les vagues à destination...
L'idée de louer sa planche de surf en trip a donc sans doute de l'avenir. Seriez vous prêts à franchir le pas ?



A propos de planches, cotes..., je vous renvoie à un post sur le choix d'une planche de surf intitulé "de bien jolis jouets" sur blog de Dan Billon remarqué récemment comme l'un des meilleurs blog surf par le magazine Beach Brother.

27 août 2010

Walker Texas Ranger

26 août 2010

Et l'aventure dans tout ça ?

Sans surprise, pas d'aventure ?
Il y a quelques années, je suis parti en trip aux Açores avec une équipe de windsurfers pour le magazine Wind. Pour résumer, cela reste une sacrée tranche de vie pleine de souvenirs et de belles découvertes même si les conditions ne furent pas tous les jours au rendez vous. J'ai déjà évoqué ce trip précédemment dans ce post : Les dessous d'une trip part 1 : les Açores.
La semaine dernière je reçois un mail d'une équipe de windsurfers souhaitant partir sur place tourner un film de wind pendant 3 semaines. Cela ne m'a posé aucun soucis jusqu'à ce que je découvre la liste de question auxquelles la personne aimerait que je réponde pour préparer son trip, visez un peu :

- In which period you did this journey?
- How was wind and weather?
- How and where are the wave spots and also flat water spots?
- Maybe you have some good tips for the spots (rocks, current...)
- What else is interesting on the island like nature, landscape, culture, parks?
- What's about the volcano lake? When does the spot work?
- Do you know a good guide at the Island San Miguel?
- You know good deals for rentalcars and accommodation (appartments)?
- Do we need offroad cars? Especcaly to reach the spots?
- How is the medical service?
- How are the people?
- Whats about crime?
- Other important things we have to know?

Maybe you can also give some tips with the flights...
Thank you so much for your help! Be sure you get a nice credit in the movie !

On frise la blague là, allez m'acheter un guide du routard les gars ! Pour le moment, je n'ai rien répondu, si je le fais, je pense même rester courtois. Mais à relire cette liste, j'en arrive à me dire que l'édifice vacille, que les bases même du trip surf sont en train de passer à la trappe. Si des mecs qui proposent des vidéos et des surftrips ne sont même pas capables de se prendre en charge un minimum, où va t-on ?
Vous allez me répondre que tout fout le camp mon bon monsieur! je sais, merci ! Mais dans un surf trip, il doit bien y avoir une part de surprise, de découverte, d'aventure, non ?
Je ne viens pas vous dire que je suis un tripper, un aventurier, qu'on a pris des risque insensés, qu'on a fait un tour du monde contre vents et courants pour rejoindre les Açores. On a pas découvert l'endroit, d'autres, par milliers, y ont été avant nous mais il faut quand même un minimum de curiosité. Comment cette personne croit elle que l'on a pondu notre article. Ce n'est pas compliqué, presque à la porté du premier abruti : de la lecture avant de partir, de la curiosité, de la patience, beaucoup de kilomètres en voiture, des essais, des échecs, des rencontres, de la chance aussi.
Les spots, c'est comme pour les prévisions de vagues, les gens (oui, ça fait vulgaire de dire les gens, mais c'est bien ce qu'ils sont, la masse, les gens), les gens donc veulent (exigent) du pré mâché, de la bouillie prête à être digérée. Un site de prévisions annonce des vagues de 4m, le mec arrivent à marée basse sur un spot à sec, sans vague donc, et furieux, il menace de porter plainte et demande à être remboursé parce qu'il n'a pas pu sortir son mini malibu ("et maintenant vous allez me rembourser parce que moi, 4 dépannages à 600 francs, 4 fois 6 24, ça vous fait 2400 balles". Pour la suite, voir ici).
Maintenant il faudrait que les trips dans des destinations présentant un minimum d'exotisme soient eux aussi à la porté du premier fainéant venu. A ce moment là, qu'on parte tous faire du ski nautique au Club Med à Djerba et c'est réglé. On ne doit pas être sur ma même longueur d'onde. Putain, non, le problème vient de moi, je suis un vieux, je m'en rends compte maintenant !

24 août 2010

L'élégance océane

C'est vrai que je suis beau, de dos, élancé, élégant, l'oeil vissé à mon 600 mm en train de shooter Kelly, Andy et Mick dans le tube. J'ai feuilleté la petite brochure Hossegor 2010 "L'élégance océane" lors de mon petit séjour sur place et hop je tombe sur cette photo (ci contre) et putain, c'est moi, le photographe de dos.
Marrant qu'ils utilisent une image si vieille, je n'ai été faire des images sur des compet ASP qu'en 2003 (mode "le mec veut jouer à l'ancien combattant"). J'avais couvert les étapes européennes (WQS et CT à Hossegor et CT à Mundaka) pour le magazine allemand Surfers. Une super expérience pour laquelle je n'avais été pas trop mal payé à l'époque (ça reste du surf), 1500€ pour 7-8 page de photos sans texte, quelques centaines pour 3 pages chez Surfer Rule en Espagne et une ou deux autres en illustration pour quelques (gros) billets de plus.
Le Rip Curl pro avait donné le ton avec quelques belles vagues et une ambiance complètement déjantée : le sponsor Foster avait mis la dose les jours sans vague ça avait beaucoup plu aux australiens, le speaker avait invité deux bonnes amies hongroises pour chauffer l'ambiance sur le podium, ça avait également beaucoup plu aux australiens, peut être moins aux organisateurs, ils n'ont en tout cas pas renouvelé l'expérience ...
Ambiance beaucoup plus policée sur le Quik Pro, on est plus dans le Who's who avec des conversations du genre "T'as vu le gars avec les lunettes, ça serait pas ... ? Si c'est lui ! Wouaahhhh, super ! Et le fille la bas avec ses lunettes, c'est elle ? Ouais, c'est elle ! Etcetera etcetera..." Fort heureusement pour le surf, les conditions des derniers jours ont mis la barre très très haut pour les années suivantes. Pris d'une folie passagère (par mimétisme ?), je m'étais lancé dans la séquence de tube, des dizaines de pelloches grillées à shooter comme un malade, clac clac clac clac clac, on change de film, clac clac clac clac clac, on change de film. Aucune de ces séquences n'a bien entendu été publiée. J'avais ensuite enchaîné sur une semaine de parking à Mundaka, mon magazine n'étant pas jugé assez important pour avoir le droit à un logement presse, les sièges de ma golf mobile furent une fois de plus mis à rude épreuve. Etonnamment, c'est durant cette épreuve que je rencontré le plus de gars intéressants.
Bref, un super souvenir que je n'ai pas encore eu l'occasion de renouveler, un jour peut être, si j'ai besoin de renouveler mon stock d'images de surfing dans le SW.
Vous pouvez feuilleter le guide sur le site de l'office du tourisme de Hossegor ici.

23 août 2010

Mickey Smith

Une belle et courte vidéo pour ceux qui ne connaissent pas (encore) le travail du photographe Mickey Smith.


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