30 janvier 2009

Surfing or not surfing

Le vrai dilemme pour un photographe de surfing. Faut-il mieux assurer le boulot où aller se faire un petit coup de surf ?
Exemple en images :
cas 1 : 2h dans l'eau un jour clapot pour ne ramener aucune image valable. Enchaîner sur 1h de surf sur le même spot et se prendre boîte sur boîte,
cas 2 : comme à mes débuts de photographe, une petite série de line up avant de tracer à l'eau pour 3h30. Averse de grêle, pluie, orage sur la trogne mais quelques jolies droites et une ou deux gauches qui valaient le détour.

L'un des premiers photographes de surf en Bretagne, Fred Le Leannec, a fait son choix, il ne fait quasiment plus de photos !
Et vous, vous choisissez quoi ?

photo1 : Thomas Joncourt passe les blocs et attend que la vague daigne recreuser pour envoyer son move.
photo 2 : une photo et à la flotte...


29 janvier 2009

Le burlingue

Comme beaucoup de photographes, je ne passe (malheureusement) pas tout mon temps sur la plage. Quand je ne fait pas de photos, je passe mon temps au burlingue.
C'est un espace que je loue avec 3 autres potes freelances.
Il y a Myredje, le graphiste / directeur artistique (on dit D.A pour faire plus classe). Il y a Vincent, le monteur réalisateur qui connaît pratiquement toutes les répliques de film français de ces 50 dernières années (on ne s'improvise pas cinéaste comme ça). Il y a JeanPhi, le commercial qui vend plein de trucs virtuels (des sites ouaibs, des programmes programmés par des programmateurs, etc). Il y a moi, le photographe qui part en voyage pour le travail et non en vacances comme mes collègues du burlingue ont tendance à le croire trop souvent.
Au burlingue, je trie des photos et ensuite je contacte des gens susceptibles me les acheter. Parfois, comme sur la photo ci-contre, je glande sur le canap' à lire les derniers mags de surf (ou autres) reçus, pendant que les autres se cachent derrière leurs écrans à faire je ne sais quoi. Vous trouverez plus de news de cette petite équipe sur le blog du burlingue qui a ouvert ses portes hier soir.

28 janvier 2009

Mais où est passé le photographe ?

Je viens de recevoir un mail de pub en provenance d'une boite de retouche numérique anglaise. Je n'ai pas vu les tarifs mais le boulot présenté dans la galerie photos semble convainquant. Une petite application flash permet de voir les images "Avant/Après" avec le détail des corrections effectuées par le retoucheur.
Certaines retouches sont classiques, grain de peau, contraste, d'autres sont bien plus violentes, comme celles-ci, ci dessous (regardez les en grand sur le site, on se rend mieux compte). En regardant ce travail, on peut se demander où est passé le photographe ? N'est ce pas lui qui est censé "écrire avec la lumière" tout en saisissant l'instant décisif cher à HCB.



L'ambiance avec la fille sur le canapé sous une lumière plutôt merdique devient bien plus attrayante après retouche, sans devenir incroyable, la photo devient exploitable, c'est un minimum. Sur la première photo, on dirait que le gars a éclairé toute la pièce sans se demander ce qu'il voulait prendre en photo, j'imagine que c'est la fille puisque la photo retouchée lui fait la part belle. Quant au coup de la baleine dans les icebergs, ça mérite presque la prison pour le mec qui la osera la vendre sans préciser que c'est un montage. Je ne me leurre pas sur ce point, mais pour faire encore plus fort, ils auraient pu ajouter un ours blanc ou quelques phoques en perdition sur l'iceberg.
Sur les deux exemples présentés, le photographe laisse la part artistique au retoucheur, ce qui n'est pas très flatteur pour la profession : grâce à totoshop, prenez des photos clic clac kodak et passez les à un pro (un vrai celui là !) ... J'espère qu'ils ont droit à des heures gratuites de retouche pour voir leur travail ainsi présenté !

Dans le genre photo retouchée, sans doute vous souvenez vous de la vidéo du making off d'une pub Dove dans laquelle une nana classique se transforme en top model, c'est ici

Deux minutes après ce premier email, j'en ai reçu un second d'une autre boite de retouche photo, mais en Inde cette fois. Après le photographe/plombier polonais/Bulgare/Roumain (...) qui se fait arnaquer par les microstocks pour 0,15€ la photo, le retoucheur indien à 1€ par jour.

13 janvier 2009

Garage Rochard, un fan sommeille en vous !

Plus de 10 ans après sa fermeture, le Garage Rochard de Saint Jean de Boiseau (dans la région de Nantes) n'en finit de faire parler de lui. Sur quatre bandes son enregistrés sur un répondeur de France Télécom, les garagistes (Rochard père et Rochard fils) font part de leurs déboires, leur contrariété, au sujet d'une installation téléphonique défectueuse qui les empêche de répondre aux demandes de dépannage.
Le répondeur téléphonique devient un véritable interlocuteur, le père, puis le fils, lui font la discussion, expliquant leurs mécontentement, saupoudrant le monologue devenu conversation d'expressions du crû.


Les bandes sons se terminent sans que l'on connaissent le fin mot de l'histoire laissant l'auditeur en proie aux suppositions les plus folles. Comment ces appels ont ils été diffusés, par qui et dans quel but ? Le dépanneur est il arrivé à l'heure ? Y a t-il eu remboursement des dépannages loupés ou cela s'est il terminé en procès pour ... le travail ?

Rochard Père est mort il y a quelques années, le garage a été détruit pour construire des logements. La fin d'une époque.

Merci à Jeanf du WiseLAB (mon voisin de burling) pour les magnifiques images de son pèlerinage champêtre à Saint Jean de Boiseau.
image 1 : l'entrée dans St Jean de Boiseau sous la pluie
image 2 : le bâtiment "la Résidence du Chat qui Guette" érigé sur l'emplacement autrefois occupé par le garage Rochard
image 3 : entrée par la route dans Le Pellerin
image 4 : la gendarmerie du Pellerin
image 5 : Jeanf, l'auteur du reportage pose sous le panneau St Jean de Boiseau. Un rêve devenu réalité, il en a les larmes aux yeux lorsqu'il en parle !

09 janvier 2009

Tu vas voir, le SUP c'est génial !

C'est en gros ce qu'on s'est dit l'autre matin (mercredi dernier), au lendemain de la nuit la plus froide de l'hiver.
Le principe, l'eau est pas au plus chaud ces dernier temps et en Stand Up Paddle (SUP), comme on est au dessus de l'eau, on est pas mouillé et donc on a pas froid.
"Nous utilisons seulement 10 % de nos capacités mentales" dixit Einstein cité dans une pub trouvée dans ma boite aux lettre hier pour un bouquin de Ron Hubbard (le fondateur de la scientologie qui vous expliquera comment utiliser les 90% restant en échange de votre menue monnaie). Ce matin là, on devait tourner à 1% grand grand max !
La veille, vagues pas mal, quelques gauches rapides le long d'une falaise, on a surfé jusqu'à une heure bien avancée de la soirée, bien après le couché de soleil tant le ciel était clair, sans avoir froid. Les combines ont presque séché durant nuit mais pas les gants. C'est là LE point important lorsqu'on le conjugue avec un petit vent d'est en provenance de Sibérie.
Le vent souffle sur le jersey humide des gants. Cela provoque l'évaporation de l'eau. Pour faire passer l'eau d'une phase liquide à une phase gazeuse, il faut un apport d'énergie. Elle viendra de nos gros doigts boudinés ...
La sensation de froid s'est vite transformée en onglet d'une intensité rare alors que l'on trimballait ces énormes planches vers l'eau. 20 minutes, quelques larmes et 1 vague merdique plus tard, on était de retour sur le sable à se demander comment on allait ramener ces monstres contre le vent sans perdre des bouts de doigt. 24h plus tard je commence à retrouver des sensations normales.
Dédicace à daddy Dan avec qui je partageais un cerveau ce matin là. Tom Cruise, aide nous !